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Les années Fidel
En janvier 1961, Las D’Aida chantent dans un
grand hôtel de Miami quand survient la rupture des relations entre Cuba et les Etats-Unis.
Nous sommes immédiatement rentrées à La Havane. Mais Haydee n’est pas
restée longtemps. Elle avait déjà envoyé sa fille aux Etats-Unis
comme beaucoup de cubains qui s’inquiétaient de la situation politique,
et elle a fini par la rejoindre. Elle vit toujours là-bas. Elle a totalement abandonné la musique et n’est jamais revenue à Cuba.
Elle avait la voix la plus aïgue du groupe et il a été très difficile de la remplacer.
Au début de la Révolution, les tubes américains se font rares
à la radio, en revanche les musiques Française et Italienne sont à la mode.
Las d’Aida chanteront " les Parapluies de Cherbourg " de Michel
Legrand. Après avoir beaucoup hésité, Omara se sépare de Las
D’Aida en 1967. " Je n’avais pas l’obsession de faire une
carrière en solo mais à cette époque, tant de chanteuses s’étaient
exilées qu’il y avait un vide à combler. J’ai donc été désignée
pour représenter Cuba au festival de Sopot en Pologne ". |
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| En
écoute le disque Palabras |

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Les
débuts en solo d’Omara Portuondo coïncident avec un moment historique
particulier. Après la mort de Che Guevara en octobre 1967, tous
les cabarets et lieux d’amusement nocturnes ont été fermés en
signe de deuil. Puis à été lancé la campagne des 10 millions
de tonnes de canne à sucre qui visait à une récolte record (et
aboutira à un échec). Pendant six mois le pays a concentré toutes
ses énergies sur cet objectif. " Les gens des villes
allaient couper la canne dans les champs et nous, les artistes,
allions dans les plantations pour chanter et les divertir ".
Dans les années 70, Omara, parée du statut de " Grande
dame de la chanson cubaine ", représente son pays
dans le monde entier comme l’avait prédit sa mère. Elle chante
plusieurs fois à la Fête de l’Humanité à Paris, se rend souvent
en Finlande, et au Japon.
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En écoute le disque
Buena Vista Social Club Presents.. Omara Portuondo World
circuit |
Aujourd’hui, Omara Portuondo continue à chanter à la Havane
au Tropicana, au Café Cantate, au Delirio Habanero...
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