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La Vieja Trova Santiaguera prouve qu'on ne vieillit décidément
pas à Cuba : on se contente de chanter. l'afflux de musiciens
cubains, généralement octogénaires, pourrait laisser croire
que la musique cubaine est une source de jouvence. On est
désormais accoutumé à ces artistes blanchis sous le pupitre.
Contemplez ces éternels enfants, ils sont là pour la musique,
et la musique est leur passion.
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El Balcón del Adiós
Le dernier disque de VIEJA TROVA SANTIAGUERA reste fidèle
à sa ligne directrice. Le " son santiaguero ", le bolero
de Sánchez, Corona, la canción de Companioni... ont
constitué l'essentiel de son répertoire.
Pour ses adieux le groupe voit grand : un disque où
tous les thèmes résultent d'un choix minutieux; " Longina,
Una Rosa de Francia, Suavecito, Moliendo café, A la
Loma de Belén... " avec en outre une partie cd-rom,
comportant photographies, video et divers documents
indispensables à la connaissance du groupe.
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A l'écoute des extraits du disque
El
Balcón del Adiós |
La
Vieja Trova Santiaguera est un mouvement, incarné par
les trovadores les plus fameux, Miguel Matamoros
en tête, et l'expression d'une ville (Santiago de Cuba)
et de sa musique. La Casa de Trova est un club
mythique où se croisent les acteurs de cette scène.
Enfin, réunis par l'affection d'un journaliste basque,
c'est un groupe de vétérans, dont la figure emblématique
reste Reinaldo Hierrezuelo, compagnon de route du légendaire
Cuarteto Patria et fondateur en compagnie de
son frère du duo Los Compadres. Autoproclamés ambassadeurs
de l'île, ces musiciens chantent comme ils tapent le
carton ou vident les flacons de rhum : sans afféterie
et avec insouciance. L'instrumentation basique (guitares,
contrebasse et percussions de poche) et la philosophie
sous-jacente le son est père et mère de toute la tradition
musicale cubaine.
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Fortement
teinté d'influences rurales, La Manigua offre donc un élégant
inventaire des facettes de cette tradition. Boléro, guaracha,
cha-cha-cha et son nous parlent avec une émotion comparable
des petits malheurs de la vie et de ses quelques joies. Quelques
surprises agrémentent néanmoins l'album : une reprise de Julio
Iglesias (La Vida sigue igual fut un énorme succès en Amérique
latine) rappelle l'époque, à la fin des années 60, où le castillan
fut le langage musical universel.
Quant à Rico Vacilon, il réunit
nos meilleurs vieux et Pau Donés, rocker ibérique et mal rasé.
On identifie aisément ceux qui tirent leur épingle du jeu
de l'inspiration, du souffle et de la légèreté. Mais la tendresse
ira, tout compte fait, à ces instants privilégiés où le quintette,
livré à lui-même, déroule sa jubilation colorée. Maria Cristina
reste une très drôle scène de genre ("Maria Cristina veut
me diriger/Mais je ne veux pas que les gens le disent") et,
accessoirement, une réflexion amusée sur la dépendance des
sexes.
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Quant
a "Todos los ojos te miran", il en dira long
sur la jalousie dévorante. C'est alors que les guitares
s'envolent dans les aigus, que les différentes parties
vocales se juxtaposent, empruntent les chemins de traverse
des questions-réponses et que des chansons aux mélodies
addictives font se trémousser les pieds.
La première erreur serait d'apprécier la Vieja Trova
Santiaguera parce que ses musiciens sont âgés. La seconde
de s'en éloigner parce qu'ils le sont. |
A l'écoute des extraits du disque
La manigua |
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A l'écoute des extraits du disque Domino
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VIEJA TROVA SANTIAGUERA : , Reinaldo CREAGH Vocals/voix,
Claves, Pancho COBAS Guitare, Vocals/voix, Reinaldo HIERREZUELO
Vocals/voix, Tres, Maracas, Aristoteles LIMONTA Contrebasse,
Amado MACHADO Maracas, Vocals/voix, Caridad HIERREZUELO Vocals/voix,
Demetrio MUÑIZ Direction, Vocals/voix, RAPINDEY Background
vocals, Guitare, Gema CORREDERA Guitare, Aristonico NAPOLES
Cuatro, Reinaldo HIERREZUELO Guitare, Guiro, Contrebasse.
Albums,
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