Les compliments des hommes aux femmes dans la rue.
Lorsqu’on se promène dans la rue, les hommes vous interpellent par des sifflements et vous complimentent sur votre tenue ou votre corps. Au début, pour moi, petite française, ce n’était pas très agréable et puis lorsqu’on a compris que c’est gratuit, comme un jeu entre l’homme qui parle et la femme qui en rajoute ou répond d’un sourire, on s’aperçoit que ça anime les rues et le contact entre les gens.
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Rosa
Le compliment de la rue vient de la colonisation espagnole, aujourd’hui il est toujours présent, mais a beaucoup changé. Par exemple, quelques années
en arrière, on te faisait de beaux compliments comme "Extraordinaire, quel corps !" "Mais ce n’est pas possible quand ta mère a accouché de toi, le monde a du s’arrêter !. Mais aujourd’hui, beaucoup de compliments ne sont pas très sympas, ils sont devenus laids et grossiers. |
Il n’y a pas de mal aujourd’hui, à ce qu’une femme complimente un homme à son tour dans la rue. Avant, cela ne se faisait pas, mais aujourd’hui on peut l’entendre A une amie cubaine mariée avec un européen, me disait " Mais je ne comprends pas quand je viens en Europe, personne ne se retourne sur moi, personne ne me regarde ou ne me complimente. Alors je ne suis pas belle, je ne leur plaît pas ? Cela me manque, et me donne moins confiance en moi. Et tous ces gens dans le train qui lisent et ne vous adressent même pas la parole alors que vous êtes assise à côté d’eux. Moi aussi j’avais un livre, mais j’ai parlé à la fille à côté de moi. Je l’ai peut être ennuyée, mais je ne comprends pas çà ". " Nous les femmes cubaines, on aime plaire c’est culturel ".
Aspects positifs de la vie sociale
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Malgré toutes les difficultés, à partir de la débâcle de l’union soviétique, nous sommes restés seuls.
Nous sommes restés seuls et nous avons travaillé plus fort. On a perdu des amis du marché socialiste, ceux qu’on appelait " amis ": L’Union Soviétique, l’Allemagne etc... |
On a dû chercher un autre marché dans d’autres pays de l’Europe. Mais malgré ça, la vie sociale continue. Je pense que chez nous maintenant, on est devenu plus fort, parce que par exemple dans un quartier, n’importe où, tout le monde t’aide, tes voisins t’aident. Ce n’est pas une chose absolue, mais on ne peut pas dire qu’on se couche sans rien manger. Tu peux cogner à n’importe quelle porte d’un voisin. Si tu as un problème, on peut t’aider. Par exemple moi, j’ai beaucoup de vêtements et si je vois un garçon qui n’a pas de vêtements pour aller à l’école, je lui donne un pantalon sans problême, je le ferai spontanément.
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S’il y a des personnes avec l’eau, avec de l’argent, alors on s’occupe d'eux. C’est une chose très positive chez nous, mais ça vient du siècle passé. On ne peut pas dire que c’est une chose qui se passe dans toutes les villes (il existe des différences entre les villes). On vit la porte ouverte, on n’a pas peur d’aider quelqu’un.
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La famille est forte et unie, on aide les enfants, les étudiants, les vieux, on ne permet pas qu’une personne abuse des enfants ou des vieux. On ne peux pas dire non plus que c’est une chose générale mais la plupart des gens s’aident dans n’importe quelle situation.
J’ai vu des gens qui ont perdu leur maison à cause d’un incendie, tout de suite les voisins aident, on fait des cadeaux, on aide à construire une nouvelle maison. Je pense que malgré toutes les différences, on continue avec la tradition du siècle passé d’aider n’importe qui à n’importe quel endroit.
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