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REPORTAGES A CUBA

Vive la Blog Révolution !

Les nouveaux guérilleros du Net sont ils devenus des bloggers

Internet à Cuba

Internet a cuba
Alors que le líder máximo est entré dans son hiver, Raul castro garde toujours le cap, les inégalités sociales sont hélas toujours présentes à Cuba, la jeunesse, elle, cherche maintenant à s’évader grâce à la musique techno ou sur Internet a travers de nombreux blogs dont certains très connus sont rédigés de Cuba.
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Un Blog Cubain Generación Y un blog animé par la cubaine Yoani Sanchez

"Génération Y est un Blog inspiré par des gens comme moi, avec des prénoms qui contiennent ou qui commencent par un "y grec". Nés à Cuba dans les années 70 et 80, marqués par les séjours aux « classes vertes », les dessins animés russes, les sorties illégales de l’île et la frustration. C’est pour cela que j’invite spécialement Yanisleidi, Yoandri, Yusimí, Yuniesky et tant d’autres qui traînent leurs "y grecs" à me lire et aussi à m’écrire...


Le prix du Meilleur Blog a été décerné à Generación Y qui vit sur place, à Cuba. Ce n'est pas le premier prix décerné à Sanchez, qui n'avait pas été autorisée à quitter Cuba pour aller chercher un prix en Espagne, en mai 2008.
Plus de 700 blogs sur le thème "Cuba" sont actuellement répertoriés sur Internet ; 95% de ceux-ci sont administrés par des personnes qui vivent hors du territoire national, dans la grande majorité des cubains en exil.
A Cuba, le réseau Internet étant contrôlé. Il existe un réseau “national” qui donne accès à une adresse électronique et permet d’envoyer des e-mails à l’étranger, mais pas de surfer sur Internet. La connexion au réseau “international”, qui coûte trois fois plus cher, permet d’accéder aux sites d’informations étrangers comme ceux de la BBC, du Monde, du Nuevo Herald (quotidien hispano de Miami). Mais si l’on tape “google.fr“, on est redirigé vers les pages du journal officiel de Cuba (Granma) ou de l’agence de presse Prensa Latina. Cuba figure sur la liste des “Ennemis d’Internet”, publiée par Reporters sans frontières le 12 mars 2008.


Pour info sur les communications avec les mobiles
0,46 CUC/minute: coût d’un appel reçu depuis Cuba sur un portable cubain (1 CUC= 1,08 USD)
0 CUC: coût d’un appel reçu depuis l’étranger à un portable cubain
0,50 CUC/minute: coût d’un appel émis depuis un portable cubain vers un autre portable sur le territoire
0,60 CUC/minute: coût d’un appel émis depuis un portable cubain vers un téléphone fixe cubain
479 861 lignes de téléphonie cellulaire au 31 décembre 2008
60 CUC: coût d’activation d’un ligne téléphonique mobile
67.33%: couverture du territoire du réseau téléphonique cellulaire.


L’ordinateur portable a remplacé le béret en guise d’emblème de la révolution parmi les milliers de Cubains – de jeunes hommes pour la plupart – qui ont joué de ruses subversives pour accéder à Internet, en dépit de la loi cubaine qui en interdit l’utilisation privée sans autorisation. Ces informáticos, comme ils se baptisent entre eux, constituent la résistance à un régime qui, depuis la révolution 1959, cherche à empêcher la circulation de l’information.

Encouragés par les timides mesures étatiques pour raccorder le pays à Internet, un nombre croissant de Cubains ignorent l’interdiction officielle de consulter les pages d’informations étrangères, d’écouter des sites de musique piratée et de suivre des cours informatique en ligne. Le tout précipite malgré elle l’île vers l’âge de l’information. « Je suis de la génération née juste après la révolution », explique un ingénieur de 31 ans qui, comme les autres internautes clandestins, n’accepte de parler qu’à condition de garder l’anonymat.


« Nous avons tous vu ces énormes ordinateurs soviétiques reliés entre eux et si peu performants. Avec le PC et Internet arrivent de nouvelles façons de penser, en toute indépendance. Pour nous, Bill Gates et Linus Torvalds sont des gourous. »

Le gouvernement communiste cubain, qui a vu l’information contribuer à la désintégration de l’Union soviétique, a donné un coup de frein au Net, tandis que dans le reste de l’Amérique latine le nombre d’utilisateurs doublait chaque année. Dès son arrivée au pouvoir, Fidel et Raul Castro ont eu pour souci de contrôler ce que les Cubains écoutaient et lisaient. Ils n’ont accès qu’aux journaux, à la radio et à la télévision d’Etat, mais nombre d’entre eux écoutent régulièrement les émissions étrangères (souvent brouillées). Le fait qu’Internet constitue une menace sérieuse au monopole de l’information n’a pas échappé aux autorités. Cuba est l’un des pays de la région qui comptent le moins d’ordinateurs et de téléphones par habitant.

Seuls quelques Cubains triés sur le volet, ceux qui sont en mesure de se procurer des dollars américains, peuvent s’offrir un ordinateur. Il est interdit de s’équiper au marché noir. Mais, d’après les dissidents et les fans d’informatique, des milliers de jeunes cubains le font quand même. En théorie, on ne peut avoir accès à Internet sans la permission des autorités. Dans un pays qui compte 11 millions d’habitants, seuls 40 000 fonctionnaires, chefs d’entreprise et étrangers l’ont reçue, d’après les estimations officielles.

Mais des milliers d’autres personnes ont trouvé le moyen de se connecter frauduleusement sur ces liens autorisés. Le régime commence à peine à avoir un avant-goût de l’âge de l’information, après avoir accusé pendant des années l’embargo américain de priver l’île des moyens nécessaires à cette entrée. Cuba avait prévu d’ouvrir une dizaine de cybercafés à la Havane en 2001, avec l’aide d’investisseurs étrangers, et de consacrer 100 millions de dollars par an à des équipements qui pourraientrendre la Toile plus accessible. Dans l’ancienne capitale coloniale espagnole, les cours d’informatique dispensés par les clubs de jeunes sont bourrés d’élèves âgés de 4 à 40 ans. Une nouvelle race d’entrepreneurs a fait son apparition : elle aide le gouvernement à créer des pages web pour la plupart destinées à attirer les touristes sur l’île. On défonce les rues pour poser des lignes de téléphone numériques et le câble.

Reste à savoir si ces investissements s’accompagneront d’une libéralisation de la politique gouvernementale. Les dissidents pensent que l’accès au réseau restera interdit chez soi, qu’il sera contrôlé par le gouvernement dans les lieux publics et coûtera de toute façon trop cher pour la plupart des Cubains.