REPORTAGES A CUBA
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Nostalgie dansante des papys du légendaire " Buena Vista Social Club ". Il y avait l ’irremplaçable nonagénaire Compay Segundo. Le guitariste Eliades Ochoa. Le pianiste Ruben Gonzales, fringant octogénaire, qui fait un tabac, époustouflant de grâce, de fragilité et de virtuosité mêlées lorsqu’il entrait sur scène. et le regrèté septuagénaire Ibrahim Ferrer au regards pailleté, prince du boléro le plus langoureusement glamour, aux magistrales improvisations vocales. Ibrahim Ferrer se souvenait des divers métiers qu’il a exercés : maçon, docker, menuisier... Le doux Ibrahim Ferrer – qui a longtemps accompagné des pointures comme Chepin, Pacho Alonso et, surtout, l’immense vocaliste Benny Moré ne s’est jamais senti l’âme d’un leader. " Je n’aime ni donner des ordres ni gronder les gens ou les critiquer, je déteste dire non à ceux que j’aime " se justifiait-il. Pourtant il venait d’enregistrer un premier album sous son nom ( qui va en gros des boléros des années 40 aux trémolos kitsch des sixties ) grâce à Nick Gold, Juan de Marcos Gonzales et Ry Cooder. Un trio à qui l’on doit non seulement l’album à succès du Buena Vista Social Club, mais également ceux des Afro-Cuban All Stars et de Ruben Gonzales.
Daniel Castillo, plus de 90 ans, lui-même compositeur et interprète de trova, se souvient de l’âge d’or " Les trovadores " allaient de maison en maison, ils chantaient les tourments, la patrie, la mère...
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