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RYTHMES AFRO-CUBAINS

Cuba est une fête

Les danses de salon Françaises

Danses de salon à Cuba


La Contredanse
La contredanse (contradanza), danse de salon apportée par les Français à Saint-Domingue puis à Cuba à la fin du 18e s., donne naissance à un important courant musical sur l’île. Les figures exécutées, par lesquelles les danseurs se rapprochent et s’éloignent en une sorte de combat amoureux, font un tel écho aux thèmes africains qu’elles suscitent un engouement immédiat. La contredanse devient très rapidement le premier genre musical de l’île duquel naîtront, entre autres, la danza, la habanera et surtout le danzón.
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Le danzón naît en 1877 à Matanzas. Cette forme dérivée de contredanse s’exécute désormais en couple sur un rythme binaire. Jusque dans les années vingt, le danzón est la musique cubaine par excellence. Les charangas, orchestres de danzón, s’enrichissent d’une flûte, de violons et n’hésitent pas à se doter d’une importante section de cuivres. Dans les années quarante, le danzón évolue vers le mambo qui acquiert ses lettres de noblesse grâce à Pérez Prado à partir des années cinquante.
Cette décennie voit également la naissance du non moins célèbre Cha cha cha, dont le nom singulier évoquerait tout simplement le bruit de pas des danseurs.


danzón Le mariage de l’Espagne et de l’Afrique
Une autre branche musicale est née de la fusion des cultures espagnole et africaine. La musique cubaine contemporaine ainsi que la salsa est fondée sur le son, genre populaire issu de l’Oriente ( la région Est ) à la fin du 19e siècle.

La rumba
Une parcelle de continent africain. Inspirée d’une danse de la fertilité d’origine bantoue, la rumba naît dans les quartiers populaires de la Havane et de Matanzas à la fin du 19e siècle. On en recense plusieurs variantes.

le yambu
Il est la forme la plus lente puisqu’elle évoque des danseurs âgés contrairement à la columbia, véritable performance acrobatique exécutée par des hommes. Enfin le guaguanco abonde de vacunaos suggestifs qui confèrent à la chorégraphie tout son caractère érotique.

Une innovation perpétuelle
Dans les années soixante dix, les compositeurs ne cessent d’enrichir la musique afro-cubaine. Divers genres musicaux font leur apparition

la Nueva Trova
(nouvelle chanson des troubadours), mouvement de "cancion protesta" ( chanson engagée ) accompagnée à la guitare. D’autres musiciens s’engagent dans le Latin Jazz, qui associe, comme son nom l’indique, le jazz et des rythmes latins.
Le rayonnement de la musique afro-cubaine n’a pas épargné la communauté latine de New York, qui crée la salsa à la fin des années soixante. D’origine cubaine, ce genre musical fortement inspiré du son est interprété par des chanteurs en majorité portoricains.


Vieja Trova Santiaguera les années 90, annoncent le retour des papys cubains, avec le groupe Vieja Trova Santiaguera qui est le premier exemple du papy-boom cubain. Réunis en 93 pour un documentaire. ces 5 grands pères enregistrent un premier album, leur répertoire est celui qu'on entend à la Casa de la Trova, leur entrain et leur malice sont irrésistibles, et le public ne tarde pas à les plébisciter.

suivi ensuite du Buena Vista Social Club, film de Win Wenders, et l'album mis en forme par ry cooder fait un carton dans le monde. c'est le renouveau de la salsa et le début de la vague cubaine, qui mettra en avant Compay Segundo, Ibrahim Ferrer, Omara Portuando, Ruben Gonzalez et qui fera découvrir dans le même temps les groupes cubains de la nouvelle génération au grand public.

Le blocus n’est pas culturel Fils d’un célèbre jazzman de La Havane, le jeune Roberto Carcassés se présente comme un véritable explorateur musical. Rythmes cubains, musique classique, jazz, rock : ces compositions forment un mélange explosif dont la notoriété lui permet de parcourir le monde.

« Les musiciens cubains ont toujours su s’inspirer des musiques de tous les pays du monde. Ici, malgré les conflits entre les gouvernement cubain et américain, nous, les musiciens, n’avons jamais dénoncé un certain impérialisme culturel. La culture nord-américaine était déjà présente à la naissance de la culture moderne cubaine. Même si, avec le triomphe de la Révolution, Cuba a tenté de s’éloigner de la culture nord-américaine en nous présentant des films russes, en disant que le jazz était la musique de l’ennemi et en interdisant les Beatles, il était impossible d’éviter ces influences. Le peuple et les artistes cubains n’ont jamais eu de préjugés envers la création culturelle provenant des États-Unis.»

«Lorsque nous voyageons à l’extérieur de Cuba, nous vivons avec la crainte d’être éloignés du développement musical constant qu’il y a à La Havane».

L’évolution rythmique de la musique cubaine est sans aucun doute parmi les plus dynamiques et les plus sophistiquées du monde. Cependant, la culture ne se porte pas très bien à Cuba, parce qu’il n’y a pas d’argent pour subventionner les artistes, ni les infrastructures culturelles nécessaires à leur développement. Au-delà de la politique, j’aime La Havane. J’aime son peuple et ceux qui l’ont quittée.»