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HISTOIRE DE CUBA - PERSONNAGES DE CUBA

José Marti

Marti poète, éducateur et diplomate

José Marti

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José Marti
Dès sa prime jeunesse, José Martí milita, en actes et en écrits, pour l'indépendance de Cuba, l'unité des pays d'Amérique latine et des Caraïbes et l'idéal de la concorde universelle. Ses idées lui valurent d'être emprisonné, torturé et exilé en Espagne, où il fréquenta les Universités de Madrid et de Saragosse. Pèlerin par la force des choses, il parcourut l'Europe, les Etats-Unis d'Amérique et l'Amérique latine.

Premier journaliste d'Amérique latine à travailler comme correspondant de presse, il fonda plusieurs périodiques et revues. Les 28 volumes de son oeuvre illustrent les multiples facettes de l'activité intellectuelle hors pair de celui qui fut poète, éducateur, diplomate, tribun et idéologue de la révolution. José Martí fit le sacrifice de sa vie pendant la guerre d'indépendance de 1895.

"Il y a une poignée de vérités essentielles qui tiendraient sur l'aile d'un colibri et qui sont pourtant le secret de la paix publique, de l'élévation spirituelle et de la grandeur de la patrie… Autant que d'air et de lumière, les hommes ont par nature besoin de liberté pour vivre… (et) être cultivé est le seul moyen d'être libre."

Il affirme, que chaque être humain doit bénéficier d'une éducation qui tienne compte de ses caractéristiques biologiques et sociales, de son histoire et de sa situation spécifique :

"L'éducation commence avec la vie et ne prend fin qu'avec la mort ...
l'esprit ne cesse d'évoluer et va s'enrichissant et se perfectionnant au fil des ans".


Martí tente de pénétrer dans le monde des enfants pour leur inculquer les principes moraux, les connaissances pratiques, les techniques d'acquisition du savoir et le civisme.

"Ces hommes représentent des milliers d'hommes, un peuple entier, la dignité humaine. Ces hommes sont sacrés. Bolivar, ... San Martin, ... la lumière du soleil peut aussi bien brûler que réchauffer ... ceux qui sont reconnaissants parlent de la lumière".

A propos de l'éducation des populations rurales :
"Le maître qui va enseigner à la campagne doit, pour pouvoir faire oeuvre véritablement fructueuse, bénéficier d'une préparation adaptée aux besoins du paysan, riche d'une connaissance intuitive et empirique, différent de l'homme de la ville".

José MartiMartí met en garde contre l'attitude aliénante qui consisterait à accorder trop de valeur à la beauté de la femme, car cela reviendrait à la traiter comme une chose...

L'éducation et la formation qu'elle reçoit ne doivent pas nier son identité en tant qu'être humain de sexe féminin, mais au contraire la renforcer et lui permettre de s'assumer en toute dignité et sûreté en tant que personne et que membre de la société...

Si l'éducation des hommes façonne les peuples, l'éducation de la femme est le sûr présage des hommes qui naîtront d'elle. Il faut former la femme de façon qu'elle n'ait pas à vendre ses faveurs pour pouvoir acheter du pain et qu'elle puisse naviguer seule sur une mer démontée...


Il souligne qu'il importe de dispenser aux Indiens.. une éducation qui corresponde à leur situation, à leurs possibilités et à leurs besoins les plus urgents... : la terre, ses différentes utilisations... les avantages que l'on peut en retirer;... les différentes ressources naturelles.

Pour lui, le maître est un agent du changement qui intervient là où est l'élève, il voit aussi en lui un observateur critique de la réalité dont il analyse la problématique, et, enfin, un acteur agissant du processus d'éducation, qu'il devra impulser et transformer. Quant à l'école, il la définit ainsi :

"c'est à l'école qu'il faut apprendre à cuire le pain dont on devra vivre par la suite". "Toute maison propre et aérée est une école".
L'école, pour Martí, est approches et compromis et, de même que chaque maison est une école, chaque homme, chaque femme, est un maître qui ouvre les nouvelles pistes de l'avenir.


"Un peuple n'est pas indépendant lorsqu'il s'est libéré de ses chaînes; il commence à l'être lorsqu'il a extirpé de son être les vices de l'esclavage honteux… l'habitude de la servilité … toute trace de la faiblesse et de la vile flatterie qui permettent aux despotes d'exercer leur domination sur les peuples esclaves".