Grand nom de la poésie cubaine au vingtième siècle

Nicolás Guillén: Motivos de son

Nicolás Guillén : Motivos de son

Nicolás Guillén issu d'un milieu ouvrier, il fit des études de droit et devint avocat avant de se tourner vers le journalisme en fondant, en 1923, la revue Lirio. C'est en 1930 que Guillén publie ses premiers poèmes, Motivos de son.

Nicolás Guillén : Sóngoro Cosongo

Refus de l'injustice : Sóngoro Cosongo

Il développa ces thèmes dans ses recueils suivants, Sóngoro Cosongo (1931), West Indies Limited (1934) et plus tard Elegías (1948-1958), La Paloma de vuelo popular (1958), Tengo (1964), où s'affirmait son refus de l'injustice, de la colonisation et de l'impérialisme.

Cantos Para Soldados y Sones Para Turistas

Nicolás Guillén : El Son Entero

Puis Guillén amorça une évolution politique importante : ne se satisfaisant plus désormais de peindre la vie de tous les jours des pauvres et des opprimés, il commença à lutter en leur faveur. Les poèmes para soldados y sones para turistas , (1937) manifestent son engagement croissant.

Nicolás Guillén à La Havane

Nicolás Guillén et la négritude, Sóngoro cosongo

Guillén et la négritude

La négritude de Guillén s’exprimera par sa lutte pour l’intégration des individus noirs dans une société cubaine multiraciale. La vie se déterminait alors là-bas à l’aune de ses douleurs. Et les douleurs passées, marques indélébiles de quatre siècles d’esclavage, continuaient de la déterminer. Pour Guillén, l’intégration passait donc par un combat des descendants d’esclaves contre l’impérialisme et le néocolonialisme. Sa négritude était un état d’esprit. Il participait par elle à l’émergence d’une civilisation de l’universel. Une rosace qui se proposait d’établir à la face du monde extérieur à l’Afrique, qu’il existait une personnalité négro-africaine. Il va dans certains de ses poèmes défendre les valeurs traditionnelles et de retour aux sources africaines tel que dans son poème Chanson du Bongó tiré de Sóngoro cosongo de 1931.

Le négrisme hispano-caribéen de Nicolás Guillén

négrisme hispano-caribéen

Ce mouvement avait pour objectif de marquer définitivement des points à l’extérieur du monde noir.

Le négrisme hispano-caribéen de Guillén pourrait donc se comprendre comme une sorte d’union entre la culture négro-africaine, et la culture dérivant de la société cubaine de l’époque. Si la négritude relevait plus d’une attitude, le négrisme s’apparente un peu à l’action qui lui succède. « À l’attitude succède le mouvement. À la négritude succède le négrisme », expliquait Abanda Ndengue, inventeur de ce concept, dans son ouvrage De la Négritude au Négrisme paru en 1970. Un mouvement artistique, créatif, pour la revalorisation d’une civilisation. Nicolás Guillén, est parvenu à revaloriser et à réhabiliter le peuple afro-cubain. Réussite due notamment à la transposition de leurs structures musicales dans le domaine poétique. Il a fait du négrisme un instrument culturel révolutionnaire. La sauvegarde du « folklore cubain » d’origine africaine a permis aux noirs de l’île, passifs jusque-là, de devenir les acteurs principaux des œuvres poétiques et artistiques de Cuba à partir des années 30.

Poêmes de Nicolás Guillén

Poêmes de Nicolás Guillén

Culture afro-cubaine

on originalité, sa maîtrise des techniques poétiques liées à son engagement politique ne se sont jamais démenties. Les traductions de ses oeuvres ont permis à un vaste public de s’initier à la culture afro-cubaine, profondément originale, que Guillén a tenté de préserver en fondant la Sociedad de estudios afrocubanos.