![]() |
![]() |
![]() |
Ces histoires épiques, riches en lyrisme, et souvent accompagnées de chansons, nous furent transmis à travers les temps par tradition orale qui, s'est développée de manière différente à Cuba et au Nigeria au gré des conteurs qui se sont transmis cette culture. La religion Yoruba, plus connue à Cuba sous le nom de "Santería" est basée sur un panthéon de dieux africains qui furent créés à l'image des hommes. Ces hommes-dieux ne sont autres que des ancêtres dotés d'un savoir et d'une expérience réunis au cours des siècles. Ils sont en plus capables de sorcellerie, ce qui leurs confère un respect sans égal parmi les pratiquants.
Il
est toujours difficile de comprendre pourquoi les Yorubas sont devenus
l'éthnie la plus influente des ethnies esclavisées (il en eu pourtant
plus de 40 en tout). Ils réussirent à imposer rites liturgiques, avec
les chants, la musique et les danses qui les accompagnent.Il faut expliquer ce phénomène complexe qui s'est déroulé de manière presque semblable en Haïti avec le vaudou, et au Brésil avec le Candomblé. Il faut se rappeler que les conditions de capture des esclaves en Afrique, leur "stockage" puis leur transport jusqu'à Cuba décimait plus de la moitié de ce précieux "bois d'ébène". Beaucoup d'entre eux préféraient se suicider soit lors du transport, soit une fois arrivés au vu des conditions atroces qui les attendaient, d'autant plus que la plupart croyaient en la réincarnation. Cette tendance à se suicider était encore plus marquée chez les esclaves séparés de leur ethnie, donc de leur langue et de leurs rites. les colons ne tardèrent pas à le remarquer et, pour des raisons évidentes de rendement, ils comprirent qu'ils leur faudrait acheter leurs esclaves en essayant de respecter un certain ordre ethnique pour éviter de trop lourdes pertes dues aux suicides. De plus, ils mirent sur place tout un système de délation et d'intéressement à travailler aux postes "d'auto-surveillance" parmi les esclaves, créant ainsi des sortes de minis-sociétés pour chaque plantation qui donnait un rôle et une place à chacun des esclaves limitant ainsi les suicides. |