Dans
la province de Holguín à l'Est de Cuba, l'une des 14
provinces de l'île ; la région s'étale sur un territoire accidenté
de 10 000 km2 et elle est reconnue pour sa richesse archéologique,
ses grands espaces naturels et aussi pour ses belles plages. Celles
de Guardalavaca sont certainement les plus populaires. Elles sont
naturelles et n'ont pas plus de deux kilomètres de long. La Playa
Pesquino est sûrement la plus belle de l'endroit, avec son tapis de
sable blanc qui crée un heureux contraste avec le bleu intense de
la mer. Sur la côte, de nombreux hôtels se succèdent sur plus de 20
kilomètres.
Vestiges
C'est dans la province de Holguin que se trouve la plus grande concentration
de vestiges appartenant aux cultures aborigènes de toute l'île. Le
site Chorro de Maita, situé à proximité de Guardalavaca, est le plus
important site archéologique de Cuba et des Antilles. On y a découvert
en 1986, 108 squelettes datant de 1490 à 1590 et même certains beaucoup
plus anciens. Dans le cimetière musée, situé en montagne, on y voit
les ossements laissés exactement dans la position dans laquelle ils
ont été trouvés ainsi que divers objets mis à jour lors des fouilles,
tels bijoux, poteries… À proximité de ce cimetière, a été recréé un
village aborigène Tainos, où sont reconstituées les activités quotidiennes
de cette communauté, qui était alors la plus importante, et la seule
à fabriquer la céramique. Un peu plus loin, sur la même route, la
ville de Banes, capitale archéologique de Cuba, possède un musée qui
contient plus de 800 artefacts provenant de cette culture, dont une
petite statuette en or qui était l'idole de la communauté.
|
|
Holguin, la capitale, est une ville
intérieure de 400 000 habitants, qu'on surnomme la ville des parcs
( neuf parcs ). On lui connaît de magnifiques monuments, tels la
cathédrale de San Isidro, une solide construction du 18e siècle,
ainsi que des musées importants, comme son musée d'histoire naturelle,
et La Periquera, un édifice de style néoclassique, où sont relatés
les principaux moments de l'histoire locale. Dans la ville, on visite
aussi la maison musée de Calixto Garcia, héros de la guerre hispano-cubaine,
né à Holguin en 1839. La Place de la Révolution, est érigée en l'honneur
de l'ardent patriote mort en 1898 à Washington, au cours d'une mission
diplomatique.
On
ne va pas à Holguin sans visiter une fabrique de cigares ; les ouvrières
produisent de façon artisanale 22 000 cigares par jour, dont les
réputés Monte Christo, et Romeo et Juliette. Toutes les étapes de
la production jusqu'à la fabrication de la boîte jusqu'à
la pose du timbre peuvent être vues. L'atmosphère y est unique.
Après une petite randonnée jusqu'à la Loma de la Cruz, le toit de
la ville, qui est aussi le plus haut point de la région, et prendre
le temps pour flâner dans le centre-ville animé, sentir le pouls
de la vie cubaine : les voitures à chevaux voisinent avec les rutilantes
voitures américaines des années 50, les vendeurs de bananes côtoient
les vendeurs de limonades… cordonniers, coiffeurs s'affairent dans
les boutiques, sous l'œil amusé de rares touristes.
La ville blanche
Gibara compte parmi les endroits les plus pittoresques de la province.
Située à 30 kilomètres de Holguin, sur la baie de Gibara et entourée
des montagnes de la Silla, on la surnomme la ville blanche à cause
de ses maisons peintes en blanc et aussi de sa luminosité. Au 19e
siècle, ce village de pêcheurs était un important port de mer pour
le transport des esclaves et de la canne à sucre et aussi la porte
d'entrée pour plusieurs grandes familles espagnoles qui vinrent
s'établir dans l'île ; témoin de cette époque faste, le musée d'art
colonial qui fut jadis la riche demeure d'un grand propriétaire
terrien espagnol. Transformée en musée au lendemain de la révolution,
la belle demeure a conservé tout son riche mobilier, ses lustres,
porcelaines, vitraux uniques… Elle traduit bien l'atmosphère d'une
maison bourgeoise au 19e siècle. Ce musée est sûrement l'un des
plus beaux du genre qu'on trouve dans tout l'est de Cuba…
Petits
paradis
La région de Holguin possède également quelques grands parcs naturels,
remarquables pour la diversité de leur faune et de leur flore. La
Baie de Naranjo, par exemple, est un parc qui s'étend sur 32 kilomètres
de côte, et qui est situé à proximité de la zone touristique. Les
touristes s'y rendent par bateau pour aller nager avec les dauphins
et déguster de la langouste aux sons ensoleillés de la musique afro-cubaine.
En allant plus vers l'est, sur la côte, on découvre le grand parc
de Cayo Saetia, qui s'étale sur 42 kilomètres carrés de nature sauvage.
Il faut beaucoup d'humour pour rouler sur la route qui y mène, mais
il est possible aussi de s'y rendre par hélicoptère. Ce grand espace
de nature, situé à l'entrée de la Baie de Nipe, la plus grande baie
de Cuba, est le terrain de jeu d'une faune diversifiée : les zèbres,
les antilopes, les chevaux, les chevreuils, les taureaux sauvages
côtoient les autruches, les iguanes, les grands perroquets, les
crocodiles, et bien sûr le tocororo, l'oiseau national qui porte
dans son plumage les couleurs du drapeau cubain.
Cayo Saetia, c'est aussi la beauté et le calme de 18 petites
plages aux eaux cristallines, qui bordent la baie, comme une fine
dentelle. Si vous avez le goût d'être seul au monde, un bateau vous
emmène le matin sur une plage isolée et vous reprend à la fin de
la journée. Vous pouvez faire de la plongée sous-marine, faire la
pêche de poissons tropicaux…
|