Histoire de Trinidad

Trinidad l'Eldorado

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Diego Velázquez, Fondation de Trinidad

Diego Velázquez

Lorsque Diego Velázquez fonda Trinidad à Cuba en 1514, il n’existait à l’époque qu’un hameau d’Indiens autour de ce qui est devenu la Plaza Mayor. Cinq ans plus tard, Hernán Cortés établissait un campement provisoire autour de la place, en attendant de recruter des hommes et de rassembler des provisions pour son voyage vers le Mexique.

Trinidad

La troisième ville fondée par Velázquez

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Trinidad, Sierra del Escambray

Entre les collines avancées de la Sierra del Escambray et la mer des Caraïbes

Une ville fondée par Velázquez se niche entre les collines avancées de la Sierra del Escambray et la mer des Caraïbes. Située sur la route qui relie Sancti Spíritus au port actif de Cienfuegos, Trinidad est la mieux conservée de toutes les villes coloniales de l’île. A tel point qu’en 1988, l’Unesco l’a inscrite à l’égal de la Vieille Havane, au patrimoine mondial de l’humanité. Ceux qui ont connu Ciudad Antigua au Guatemala, ou d’autres villes coloniales d’Amérique latine, retrouveront à Trinidad et dans ses habitants la même patine du temps, visible seulement dans les pays en voie de développement.

Trinidad

Entre la mer des Caraïbes et la montagne

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Trinidad, Cuba

Architecture coloniale

Enclavée entre la mer des Caraïbes et la montagne, Trinidad fut construite au 16e siècle en l’honneur de la Sainte-Trinité. Ce ne fut cependant qu’au 18e siècle qu’elle prit son essor, grâce à la prolifique industrie de la canne à sucre. Ses principaux bâtiments, le Palacio Brunet et le Palacio Cantero reflètent cette période de prospérité.

Trinidad de Cuba

Mémoire d'une cité coloniale

Trinidad de CubaTrinidad de Cuba se réveille d'une longue période de sommeil. Le siècle dernier avait été fatal à cette ville née de l'exploitation de la canne à sucre. Le déclin de l'empire espagnol, la crise du monde colonial et de ce qui lui était attaché, l'esclavage, conduiront à un lent dépérissement de ce qui fut une des cités les plus riches des Caraïbes. .Loin de l'influence américaine,sur la côte sud de l'île, Trinidad s'endormira alors dans une torpeur toute tropicale, à l'abri de ses églises, de ses palais, à peine effleurée par les grands bouleversements du XXème siècle.


Classée patrimoine culturel de l'Humanité par l'Unesco

Trinidad de CubaSeul le temps fera son travail, inexorable, minant peu à peu ce qui avait fait la grandeur de la cité. Les témoins de ce passé sont encore là, comme figés, se révélant après des décennies d'isolement. La ville entreprend de restaurer ses palais, de refaire peau neuve, pour redonner vie aux riches décors des siècles passés. Elle nous arrive tout droit du passé colonial qui l'a vue naître au 17ème siècle. Les fastes des siècles passés sont encore perceptibles à travers les photos, colorées de cette lumière des tropiques.
Les détails de la vie, les objets, les motifs décoratifs font vivre ce décor d'un autre âge, restitué par les photographies d'Olivier Beytout.

Bartolomé de Las Casas

Le nouveau monde

Le nouveau mondeDepuis 1789, même si le trafic sévit dès le XVIe. Défenseur obstiné des Indiens, Bartolomé de Las Casas avait alors suggéré - de leur substituer maures et africains. Pour le plus grand profit des planteurs de tabac. Le vœu du premier évêque d'Amérique sera comblé au-delà de toute espérance: entre 1820 et 1825, 100 000 nouveaux esclaves débarquent d'Afrique.


Vallée de los Ingenios

La culture du sucre

Vallée de los IngeniosL’abondance de la main-d’oeuvre africaine stimula la culture du sucre qui, à son tour, remplit les poches des grandes familles trinitarias. Les 43 moulins de la Vallée de los Ingenios produisaient 80 000 tonnes de sucre par an. En 1827, Trinidad pouvait s’enorgueillir d’être la ville où les maisons en mortier et aux toits de tuile étaient les plus nombreuses. Mais son essor économique allait être stoppé par la croissance du port de Cienfuegos. Entre 1820 et 1830, le petit port de Casilda, sur la côte de Trinidad, était déjà à l’abandon.


Les Palais de Trinidad

La richesse des grandes familles aristocratiques de trinidad

Palacio BrunetDécouvrez la richesse des grandes familles aristocratiques de trinidad, visitez quelques palais : le Palacio Brunet situé à l'angle de l'église et de la calle Bolivar date du XVIIIe siècle et constitue le témoignage de l'âge d'or de la ville puisqu'il accueille depuis 1974 le musée romantique cette même voie nommée aussi la Calle Simon ; le Palacio Cantero, de style néoclassique qui abrite le musée municipal de l'Histoire; le Palacio Iznaga à l'angle des rues Minoz et Izquierdo.


l'Architecture trinitaire

Les rues de Trinidad

Rues de TrinidadSes rues en apportent d’autres témoignages : les chinas pelonas qui les pavent proviennent des rivières voisines. Certaines ont été emmenées pour servir de lest dans les cales des navires marchands anglais en provenance des colonies de la Nouvelle-Angleterre. Quant aux guardacontones (vieux canons espagnols dont les gueules enterrées au coin des rues servaient à protéger les maisons des roues des carrosses) leurs boutons de culasse polis par les siècles témoignent encore de la prospérité des anciens habitants.