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Découvrir La Havane
La Havane s'ouvre sur l'Océan
Situation
Elle occupe une péninsule étroite à l'entrée d'un port bien protégé. Située dans la partie la plus septentrionale de l'île de Cuba et de l'arc antillais, La Havane s'ouvre sur le détroit de Floride et sur l'océan.
Repères historiques
Très tôt après la fondation de La Havane et devant les attaques répétées des pirates et corsaires (1528, 1555, 1563), les Espagnols entreprennent la fortification du site; elle se poursuivra, au rythme des édifications et réédifications, pendant quatre siècles. Dès le XVIe siècle, le tracé de la Plaza de Armas est établi et trois autres places urbaines s'ajouteront à la première pour constituer l'armature de la ville. À la fin de ce siècle, le Castello del Morro est érigé à l'entrée du port.
Histoire de La Havane
Premier centre de construction navale des Antilles
Au XVIIe siècle, La Havane est déjà le premier centre de construction navale des Antilles et son rôle économique se substitue à son rôle stratégique. C'est par son port que transitent l'argent et l'or du Mexique et du Pérou à destination de l'Europe. On érige de nouvelles forteresses; on construit couvents et églises.
La Havane est prise par les Anglais en 1762 et reprise par les Espagnols en 1763. Sont élevés par la suite la célèbre forteresse de San Carlos de la Cabana (1772-74) ainsi que plusieurs palais. La cathédrale est construite à la fin du XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, la ville a pour centre la Plaza de Armas.
Activités à La Havane
Morphologie urbaine
Une artère longe la mer et serre les contours de la péninsule de La Havane. L'ensemble du plan, composé de rues étroites et rectilignes, s'organise en damier. Les quatre places qui sont à la base de la trame urbaine, incluant la Plaza de Armas qui fut un jour le centre de la ville, se situent à proximité du port et de la mer.
Sur les quatre grandes places de la Vieille Havane, des vestiges baroques et néoclassiques racontent La Havane coloniale (1519-1898), le pouvoir militaire et religieux espagnol. Grâce à une restauration architecturale, sociale et identitaire, ce quartier, le moins délabré de la capitale, vit un second souffle.
Centro Habana
Quartier bruyant, populaire et commercial
Au XIXe siècle, c’est de Centro Habana que surgirent les premiers soulèvements noirs qui, conjugués aux mouvements indépendantistes, ont mené aux deux guerres qui signent la fin du joug espagnol en 1898. Ce quartier bruyant, populaire et commercial a une identité métissée, où la religion, la cuisine, la culture et la musique s’abreuvent à deux sources : l’espagnole et l’africaine..
Le Vedado
Un florilège architectural incomparable
Le Vedado, c’est une Havane à la fois indépendante et colonisée économiquement par les États-Unis à partir de 1900. Le sucre et la mafia, le rhum, les cigares et les nuits torrides en font une capitale prospère et corrompue. Mais c’est aussi un florilège architectural incomparable : art nouveau, déco, néomauresque, moderniste.
Architectures baroque et néo-classique se partagent l'essentiel du paysage monumental de la vieille ville. Avec la cathédrale, les grands monuments civils sont d'inspiration baroque (Palais municipal, XVIIIe s.) de même que des ensembles entiers (Plaza Vieja). Des demeures seigneuriales néo-classiques ajoutent au paysage. De nombreuses maisons d'habitation sont ornées de fer forgé et d'arcades.



Le malecon est une institution à la Havane
c'est un lieu de rêverie, de rendez-vous ou se retrouve le soir Toute "La Havane" qui déambule, fait son jogging, joue de la guitare ou se prélasse sur la balustrade en buvant du rhum, et se baigne dans le golfe.
Son climat tropical avec des températures comprises entre 22 et 28°C en fait une destination agréable. Son patrimoine est fortement marqué par l’architecture coloniale espagnole, assez bien préservée sauf dans certains quartiers de la ville, dont la situation économique est précaire. Le centre historique est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Inauguré en 1931, le Cabaret Tropicana, Le Tropicana fut le paradis des grandes figures de la musique cubaine, de Perez Prado, le roi du mambo, à Benny Moré, Rita Montaner ou Bola de Nieve, qui y côtoyèrent Nat King Cole et Joséphine Baker, peut accueillir 1 400 personnes et 200 danseuses interprétant l'intégralité des danses populaires de Cuba. Les danseuses sont belles ainsi que les costumes, les chorégraphies et les numéros sont excellents, l'endroit reste très touristique. La formule reste la même depuis des années.