I'Enthousiasme de la révolution se traduit assez rapidement dans les premiers longs métrages réalisés qui conservent aujourd'hui une grande fraîcheur. Ainsi "Cuba 58" 1962 dejorge Fraga etiosé G. Ascott, "Le jeune Rebelle" 1961 deJulio Garcia Espinosa auquel avait collaboré le célèbre scénariste italien Cesare Savatrini. C'est aussi en 1961 que Fidel Castro proclame la liberté de création, pourtant alors une crise grave naît entre l'ICAIC et le groupe "Lunes de Revolucion" à propos d'un court métrage "P.M.". Ce dernier est interdit comme "nocif aux intérêts du peuple cubain et de sa Révolution" ce qui provoque une cassure chez les intellectuels cubains et le départ de certains d'entre eux. Les années qui vont suivre seront toutefois les années d'or du cinéma cubain Tomas Guttierez Aiea va s'affirmer comme l'un des plus grands réalisateurs de l'Amérique Latine et "Mémoires du sous-développement" (1968) reste aujourd'hui un très grand film. 1968 sera aussi l'année de "Lucia", le meilleur film d'Umberto Solas.
Soy Cuba Soy Cuba a été réalisé en 1964 par Mikhail Kalatozov. C'est un film sur la révolution cubaine.
Ce poème lui est dédié. interdit dans les cinémas américains pendant la guerre froide.
Par contre les recherches d'un nouveau langage tentées ensuite et, en particulier, par Octavio Gomez sont aujourd'hui bien vieillies. Il en est de même des nombreux films de la fin des années 70 dans lesquels le réalisme "politique" détermine des personnages trop stéréotypés pour des histoires "exemplaires". Sara Gomez, ancienne élève de Tomas G. Aiea et d'Agnès varda, y échappe et réalise avant de mourir un émouvant film personnel "De Certa Manera" (terminé par Tomas G. Aléa).
Les tendances actuelles vont des réalisations à contexte historique assez coûteuses confiées à des réalisateurs chevronnés et souvent écrasées par le poids du décor, aux comédies réalistes "critiques". L'ensemble est assez conventionnel sur le plan esthétique.
Le cinéma cubain voit véritablement le jour en 1959 avec la création de l'Institut Cubain de l'Art et de l'Industrie Cinématographique( ICAIC ).
Des réalisateurs de talent en sont issus et la cinémathèque cubaine compte aujourd'hui un bon nombre de chefs-d'oeuvre. Voici ci-dessous quelques films cultes...
La Mort d'un Bureaucrate de Tomas Gutierrez Alea - 1966
Las Aventuras de Juan Quinquin de julio garcia espinosa - 1967
Lucia de Humberto Solas - 1968
Mémoires du Sous-développement de Tomas Gutierrez Alea - 1968
Ustedes Tienen la Palabra de Manuel Octavio Gomez - 1973