Cinémathèque



Films et Dvd sur Cuba

Arturo Agramonte

Activité cinématographique à Cuba

Arturo AgramonteContrairement à l'idée communément reçue, le cinéma cubain n'est pas né le 1er janvier 1959, au lendemain de la révolution castriste. Bien au contraire, si on se refère à Arturo Agramonte, historien cubain, l'activité cinématographique à Cuba était avant 1959 une des plus importantes de cette région d'Amérique Latine après le Mexique bien évidemment. Dès 1897, comme dans beaucoup de pays, les frères Lumière débarquent à La Havane en y envoyant un de leur représentant, Gabriel Veyre, qui filme et projette. Le premier film cubain jamais réalisé est un court métrage datant de 1898, aussitôt après l'indépendance. Il est signé Casasus, premier réalisateur cubain.

Par la suite apparaît le nom d'Enrique Diaz Quesada auteur de nombreux courts métrages et du premier long métrage "Manuel Garcia o el Rey de Los Campos de Cuba"(1913).

Le premier studio de cinéma à La Havane

Antonio PerdicesD'ailleurs le même Quesada crée en 1913 le premier studio de cinéma à La Havane où il produira 9 longs métrages ainsi que des séries à épisodes jusqu'à sa mort prématurée en 1923. En 1920 Ramon Peon signe son premier film. Il deviendra l'un des plus grands créateurs du cinéma cubain. Il réalise 10 films muets de 1920 à 1930, dont l'excellent "La virgen de la Caridad" (1930).

La virgen de la CaridadIl dispose alors de studios et de laboratoires pour des productions totalement cubaines. A l'arrivée du parlant, il crée son entreprise de production (Pecusa) qui ne produira que 6 films, tous entre 1937 et 1939. Deux d'entre eux seront réalisés par Ramon Peon lui- même, dont le célèbre "El romance del Palmar", un énorme succès. L'échec de la Pécusa conduira Ramon Peon au Mexique et au Vénézuela où il réalisera de nombreux films. Il tentera deux fois de revenir à Cuba, d'abord en 1950-51 pour deux films, puis en 1959 dans l'espoir vain de collaborer au nouveau cinéma cubain.

Mulara (1953)

On peut noter dans les années 40, le développement d'un grand nombre de sociétés de production, qui attireront cinéastes et producteurs mexicains pour de nombreuses co-productions (entre autres Raul Martinez Solares, par ailleurs Directeur de Photographie de Bunuel, qui réalise en 1953 "Mulara" avec une actrice d'origine cubaine... Ninon Sévilla). Toutefois la personnalité la plus marquante du cinéma cubain pendant 20 ans, de 1937 à 1959, est indiscutablement Manuel Alonso. Il réalise en 1937 le premier dessin animé cubain sonore, passe à la mise en scène en 1943 avec "Je suis Hitler", crée en 1950 sa propre société de production et ses studios "Estudios Nacional Alonso". Il y réalise en 1950 un film qui est peut-être le meilleur film cubain avant la Révolution, un "thriller" "Siete muertes a plazo fijo", puis "Casta de Roble" un mélodrame en 1953. Nommé en 1955 responsable du développement cinématographique, il devra s'exiler après la Révolution.

Cinémathèque de Cuba

A cette époque et parallèlement au développement de l'industrie cinématographique, un important mouvement culturel se dessine à Cuba. Un peu comme en France dans les années 50 avec la nouvelle vague française, la cinémathèque de Cuba, de nombreux ciné-clubs, une revue de cinéma, un département de cinéma à l'Université de La Havane seront le point de départ d'une nouvelle vague cubaine qui émergera après la révolution de 1959.

l"ICAIC

On y relève déjà les noms de Cabrera Infante, de Nestor Almendros et de Tomas Guttierez AIea. Ce dernier, avec Julio Garcia Espinosa, anciens élèves du Centro Sperimentale de Rome réalise en 1955 un moyen métrage documentaire marqué par le néo-réalisme italien et qui fera date dans le cinéma cubain "El Megano". Il sera interdit par Batista. Aussitôt après la révolution, est créé l'ICAIC (Institut Cubain d'Art et d'Industrie Cinémato- graphique), responsable de la production et de l'action culturelle . L'article 1er de sa constitution déclare, "le cinéma est un art"...

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Cinema cubain

Habana Muda

Habana Muda

Aujourd'hui sort le documentaire HABANA MUDA d'Eric Brach à 12h45 au cinéma Saint André des Arts en présence du réalisateur. Le film sera ensuite projeté tous les jours, à 12h45 en présence du réalisateur (excepté mardi). Habana Muda est "Un ballet complexe de personnages attachants, où l'amour et l'intérêt financier sont inextricablement mêlés". Le réalisateur Eric Brach a passé 3 années à Cuba pour filmer Chino, jeune père de famille sourd et muet. Suite à sa rencontre avec José, un Mexicain dont il devient l'amant, Chino décide de partir au Mexique pour vivre avec cet homme, avec l'idée de pouvoir travailler et d'aider financièrement sa femme et ses enfants restés sur l'île. Mais comment mener ce projet à bien, sachant qu'il lui faut pour travailler au Mexique contourner l'impossibilité d'un mariage homosexuel en épousant une femme mexicaine...
José de son côté s'interroge sur les sentiments de Chino. L'aime-t-il vriament ou veut-il seulement quitter Cuba ? Malgré ce doute José semble prêt à l'aider et à s'occuper de cette famille à laquelle il s'attache. Une histoire touchante et hors normes, et un tournage en dehors des filliales officielles cubaines.

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Benda Bilili ! Le film

Renaud Barret et Florent de la Tullaye

Ricky a un rêve : faire de Staff Benda Bilili le meilleur orchestre du Congo Kinshasa. Roger, enfant des rues, désire plus que tout rejoindre ces stars du ghetto qui écument la ville sur des fauteuils roulants customisés façon Mad Max. Ensemble, il leur faut déjouer les pièges de la rue, rester unis, trouver dans la musique la force d'espérer. Pendant cinq ans, des premières répétitions à leur triomphe dans les festivals du monde entier, BENDA BILILI !, en français “au-delà des apparences” nous raconte ce rêve devenu réalité.

Direction musicale et artistique à Kinshasa Cubain Kabeya
Groupe Staff Benda Bilili : Léon “Ricky” Likabu, Roger Landu, Coco Ngambali Yakala, Theo “Coude” Nsituvuidi, Claude Kinunu Montana, Paulin “Cavalier” Kiara-Maigi, Djunana Tanga-Suele, Cubain Kabeya, Makembo Nzalé, Zadis Mbulu Nzungu, Waroma “Santu Papa” Abi-Ngoma, Kabanba Kabose Kasungo, Maria Barli Djongo. Long métrage documentaire de Renaud Barret et Florent de la Tullaye (2010).

Le film, l'histoire

Elle commence en 2004, dans les rues dévastées de Kinshasa. Dès le départ, Coco Yakala, chanteur et guitariste de l’orchestre, juché sur son tricycle customisé, annonce la couleur : “Un jour nous serons les handicapés les plus connus d’Afrique”. 5 ans plus tard, c’est le même Coco Yakala, arc-bouté sur sa guitare qui chante “Il n’est jamais trop tard dans la vie...”, devant le public ébahi d’un célèbre festival français. Le miracle a eu lieu, des outsiders absolus ont forcé le destin.
Notre chance, en tant que réalisateurs, est d’avoir pu filmer de l’intérieur, l’épopée chaotique d’un orchestre de la rue à la poursuite de son rêve. Le film raconte les portraits d’artistes hors du commun se débattant dans des conditions inimaginables.