Dotés d’un sens aigu de l’hospitalité,
les Cubains vous accueillent rapidement à bras ouverts chez eux. Malgré
les difficultés d’approvisionnement, le rhum coule à flots, des bonnes
portions sont servies, signes d’énormes sacrifices de la part de vos hôtes.
Il peut d’ailleurs arriver qu’ils ne vous accompagnent pas à table, préférant
se priver pour faire honneur a leurs invités
Les Cubains font preuve d’une grande
gaieté : le sourire est de mise, le rire sonore de rigueur. Cette bonne
humeur est communicative surtout si vous avez la chance de comprendre
les innombrables chistes (blagues) qui émaillent leurs discours.
Leur sens de l’humour et de l’autodérision, est un exutoire extraordinaire,
aucun sujet n’étant épargné, ni Fidel, ni la " période spéciale."
Cette même gaieté accompagne des soirées qui s’étirent souvent jusqu’à
une heure avancée de la nuit. Que ce soit dans une discothèque, sur
une terrasse, dans la rue, dès les premières notes de musique, les Cubains
s’abandonnent au démon de la danse, avec cette extraordinaire vitalité
mâtinée de sensualité qui surprend plus d’un Européen.
Le contraste est saisissant avec la
nonchalance qui enveloppe l’île dans la journée. Cette nonchalance,
pleine de charme lorsque vous êtes vous-mêmes écrasés par la chaleur,
peut parfois avoir raison de votre calme dans certaines circonstances
– les douaniers ont la fâcheuse manie de se livrer à une lente inspection
de votre passeport alors que l’avion se trouve déjà sur la piste de
décollage.
Au yeux des étrangers, la population fait preuve d’une patience hors pair,
voire de résignation face au lenteurs de l’administration et aux queues
interminables devant les magasins ou aux arrêts de bus. La " débrouille
" et l’ingéniosité permettent de contourner certaines de ces tracasseries
quotidiennes.
Les Cubains sont ainsi passés maîtres dans l’art du bricolage et de
la récupération.
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