Cuba a une densité de 100 habitants par
kilomètre carré (proche de celle de la France), contre 238 en Haïti et
409 à Puerto Rico, de surcroît assez homogène, ce qui est rare en
Amérique latine ; aucune province n’a moins de 20 habitants par kilomètre
carré.
On estime aujourd’hui la population
à un peu plus de 11 millions : 66 % sont des descendants des colons européens,
surtout espagnols 12 % descendent des esclaves africains et 22 % sont
issus du métissage entre ces deux origines.
Le pays est organisé en quatorze provinces et une municipalité spéciale,
celle de l’île de la Jeunesse (ancienne île des Pins).
La capitale, La Havane, avait en 1990, un peu plus de 2 100 000 habitants,
précédant de loin Santiago de Cuba (418 721).
Mais ces atouts ont été gâchés par des
choix économiques malencontreux. Après la phase où l’île avait surtout
une fonction militaire, elle a connu un cycle du cuir et du porc, puis
un cycle du tabac. Madrid, à la fin du XVIIIe siècle, a rompu le pacte
colonial et a libéralisé le commerce, poussant les planteurs vers les
denrées les plus demandées : le sucre et le rhum. Cuba est devenue une
des " îles à sucre ". Au milieu du XIXe siècle, la
canne occupait plus de la moitié des terres cultivées. Le sucre et ses
dérivés constituaient 80 % des exportations et plus de la moitié du PNB.
Ce système de quasi-monoculture n’a pas été remis en question par le régime
castriste, malgré des tentatives de diversification.
La production est devenue la préoccupation essentielle des planificateurs,
car elle servait de gage au troc dont vivait l’île : sucre contre
pétrole et produits industrialisés venus du bloc soviétique.
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