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La reine de la Salsa
Celia Claridad Cruz Alonso,
la Guarachera de Cuba, est une figure féminine importante
dans l’histoire de la musique cubaine, souvent comparée à Ella
Fitzgerald où à Sarah Vaughan, depuis plus de 40
ans, elle est considérée comme la " Reine de la Salsa ".
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Personnage
charismatique à l'énergie dévastatrice, Celia Cruz est née à
Barrio Santo Suarez, une petite ville située près de La Havane
le 21 octobre 1924. Dès l'adolescence, on remarque ses qualités
de chanteuse.
On raconte que les voisins venaient écouter à sa porte lorsqu'elle
chantait des berceuses à ses frères et soeurs. Son parcours
est assez classique. Un jour, un de ses cousins la pousse à
se présenter à un concours de chant organisé par la radio cubaine.
Elle le remporte haut la main, intègre le conservatoire et est
engagée par l'un des orchestres cubains les plus populaires
du moment, La Sonora Mantacera |
En
1940, elle participe à l’émission Hora del Té sur Radio
Garcia Serra, puis à l’émission La Corte Suprema del Arte de
la CMQ, l’un des meilleurs radio-crochets de l’époque. Celia y interprète
Nostalgia, un tango de Cadicamo et Cobian.
Sa voix est remarquée et on l’entend ensuite sur les ondes d’une autre
radio importante, la RHC-Cadena Azul. Elle y rencontre Isolina Carillo,
pianiste, compositeur et conseillère musicale de cette radio. Isolina
a appris l’orgue avec le maestro Palau à la Cathédrale de la Havane.
Elle a fondé l’un des premiers septettes féminins de Cuba, Las
Trovadoras del Cayo, et composera en 1948 le célèbre Dos gardenias.
Personnage respecté et influent, elle suggère à Celia, au vu de ses
grandes qualités vocales, d’inclure de la musique afro-cubaine dans
son répertoire.
Celia va rapidement devenir la
meilleure interprète d'un genre réputé difficile. Avec le maestro
Obdulio Morales et son orchestre, elle s’imprègne des
subtilités de cette musique. En 1942, elle enregistre son premier
disque avec le choeur de l’orchestre d’Alberto Zayas
dont quelques morceaux de style afro. Pendant ces années 40,
Celia peine à joindre les deux bouts. En 1947, elle doit se
résoudre à enregistrer des thèmes plus commerciaux avec l’orchestre
d’Ernesto Duarte tels la Mazucamba d’Orlando
Rosa, et El Cumbanchero du Portoricain Rafael Hernandez.
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En 1948, Celia Cruz, au sein
de la troupe de danse Las Mulatas de Fuego, fait partie d’un
spectacle du chorégraphe Roderico « Rodney », Neyra,
sur la scène du Tropicana. Elle se fait à nouveau remarquer par la
puissance, la clarté et la limpidité de sa voix. Elle sait atteindre,
sans effort, des tonalités incroyablement hautes pour une chanteuse
sans véritable préparation technique.
Avec la Sonora elle va enregistrer
ses premiers disques commerciaux, pour le label Seeco, et deviendra
dès lors l’une des voix incontournables de la musique cubaine. Elle
chante à la radio, à la télévision, dans les bals, et fait plusieurs
apparitions dans les films cubains de l’époque, Rincon Criollo (un
coin bien créole), Una Gallega en la Habana (Une Espingouine
à la Havane) Yambao et Olé Cuba.
En 1957, elle reçoit un disque d’or pour son tube Burundanga.
En 1951, sort le premier disque de La Sonora Mantacera sur
lequel apparaisse Celia Cruz. Démarre alors toute une série de tournées
internationales (Amérique Latine, Caraïbes, Etats Unis, Europe..),
de films, d'émissions télévisées.. qui placent peu à peu la Lady de
la Salsa sur le devant de la scène. Le grand tournant de sa carrière
a lieu lors d'une grande tournée américaine de La Sonora Mantacera.
En 1960, Fidel Castro a pris le pouvoir un an auparavant.
Au Mexique, Celia prend la décision de quitter Cuba et s'installe
à New York. La communauté latine en exil, plus particulièrement les
portoricains très présents à New York, l'accueille à bras ouvert et
lui demande d'être leur porte-parole. Elle enregistrera à Miami plusieurs
disques avec l’orchestre du compositeur cubain René Hernandez.
Elle refuse d'endosser un rôle politique. Pourtant elle devient naturellement
un symbole non seulement pour les cubains, les portoricains mais aussi
les colombiens, les mexicains, les argentins... bref, tous les résidents
hispaniques.
Durant
sa carrière, Celia Cruz a collectionné les enregistrements historiques.
Ses collaborations avec Tito Puente, Johnny Pacheco, le Fania
All Stars, Willie Colon...
et même David Byrne ont marquées l'histoire de la musique afro-cubaine.
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Elle
enregistre avec des orchestres de qualité, comme ceux de Memo
Salamanca, ou du pianiste et compositeur cubain Juan Bruno Tarraza.
Sa collaboration avec le Portoricain Johnny Pacheco dans les
années 70 lui permet de s’engouffrer dans l’univers prometteur
de la salsa, dont elle devient vite la figure de proue féminine
! En 1998, dans un magnifique duo, intitulé la voz de la
experiencia avec la chanteuse India. |
En
écoute Tous les disques de Celia CRUZ |
Discographie
Cuba y Puerto Rico Son...(66)
Son Con Guaguanco (67)
A Ti Mexico (67) Bravo (67) - Quimbo Quimbumbia (69)
Etc., Etc., Etc. (70)
Nuevas Exitos De Celia Cruz (71)
Algo Especial Para Recordar (72)
Celia & Johnny (74) Tremendo Catche (75)
Recordando El Ayer (76)
Only They Could Have Made This Album (77)
The Brilliant (78) Eternos (78)
A Todos Mis Amigos (78) La Ceiba (79)
Celia, Johnny & Pete (80) Celia & Willie (81)
Feliz Encuentro (82) Tremendo Trio (83)
Homenaje A Benny More Vol.3 (85)
De Nuevo (86) La Candela
The Winners (87) Ritmo En El Corazon (88)
Azucar Negra (93) Azucar! (93)
Borelos (93) Homenaje A Los Santos (94)
Irrepetible / Unrepeatable (94)
Irresistible (95) Tambien Boleros (97)
Mi Vida Es Cantar (98) Hoy Y Ayer (99)
A Night of Salsa (00) Siempre Viviré (00) |
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