Septeto Habanero



Son de Cuba

Le son, cette forme musicale qui est la base de la plupart des musiques populaires cubaines est né sur les montagnes de la province d’Oriente. Il se jouait et se dansait sur les collines...

Septeto Habanero, Orgullo De Los Soneros Parmi les plus prestigieux orchestres de musique traditionnelle, le Septeto Habanero est le seul groupe programmé pour une activité culturelle au coeur de La Habana Vieja. Avec son bérêt galicien et son regard espiègle, Pedro Ibanez, ce jeune musicien septuagénaire, est le directeur musical et arrangeur du groupe depuis 1995.

Sexteto Y Septeto Habanero

Grabaciones Completas

Sexteto Y Septeto HabaneroDepuis plusieurs décennies, l’identification du son avec le Septeto Habanero est un fait indiscutable pour les cubains et pour les spécialistes étrangers. " Le son est arrivé sur le tard dans les provinces occidentales." Il fut introduit à La Havane en 1907, mais c’est à peine en 1920 que six musiciens, dirigés par le chanteur Gerardo Martinez, se sont rassemblés et ont fondé le " Sexteto Habanero ", précise Pedro Ibanez. "
Le Sexteto Habanero, devenu Septeto Habanero, est un groupe de musique cubaine fondé à La Havane en 1920.

l'Album 90 anos

Sexteto Habanero, 90 anos

Bolero-son, guaracha-son, guajira-son

" Il n’y a pas de son ancien ou moderne. Il y a un seul son, avec de multiples variations bolero-son, guaracha-son, guajira-son... Nous jouons les mêmes morceaux que le sexteto des années vingt. Nous les interprétons suivant les mêmes caractéristiques. Le seul changement est l’amplificateur des instruments et de la voix. "

Véritable institution à Cuba

Le Septeto Habanero, fondé en 1920 sous le nom de Sexteto Habanero, est l'un des groupes les plus anciens du pays. Face à la vulgarisation croissante de certaines musiques de danse actuelles il perpétue, avec la même verve et la même fraîcheur, des genres créoles traditionnels tels que le son, la guaracha et le bolero, encore empreints de toute la saveur du terroir. Au début du siècle, le son et le bolero gagnent La Havane. Des groupes de son comprenant un ou deux chanteurs s'organisent dont le Cuarteto Oriental, qui donnera naissance en 1920, sous la direction du guitariste et chanteur Guillermo Castillo, au Sexteto Habanero. Le Sexteto comporte alors une botija, cruche dans laquelle on souffle, bientôt remplacée par une marímbula (caisse de bois comportant des lamelles métalliques et rappelant la mbira africaine) puis une contrebasse. Méprisé par la bourgeoisie, qui le juge trop "africain", le son est d'abord confiné aux quartiers noirs de La Havane. En 1925, le Sexteto Habanero part enregistrer aux Etats-Unis pour la marque Victor, et ses 78-tours triomphent à Cuba. Ses chansons: Tres lindas cubanas, La Loma de Belén, Maldita timidez, Galán galán, Bururú barará, reflet de la société cubaine des années 20, sont sur toutes les lèvres.Vers la fin des années 20, le son, jugé subversif, est réprimé durant le mandat de Gerardo Machado, mais seul le Sexteto Habanero échappera aux foudres du dictateur. Le groupe inspirera en fait de nombreux artistes cubains et latino-américains dont le chanteur mexicain Agustín Lara à ses débuts. Il facilitera l'acceptation du son par la haute société cubaine et ouvrira la voie à des formations similaires, qui se multiplieront à partir des années 30.

L'Album Celebrando 80 años

Ignacio Piñeiro, le grand poète du son

Celebrando 80 añosEn 1927, le Sexteto Habanero se transformera en septeto avec l'arrivée du trompettiste Enrique Hernández, bientôt remplacé par Félix Chapotín, l'un des plus célèbres interprètes du son. Et il accueillera au fil des ans des gloires de la musique cubaine telles que les chanteurs Abelardo Barroso et Cheo Marquetti ou les bongoceros (joueurs de bongo) Agustín Gutiérrez (qui introduira le bongo aux Etats-Unis, en 1926) et "Papa Kila", qui s'illustrera dans les années 40 aux côtés d'Arsenio Rodríguez. A la fin des années 50, Manolo Furé prend la direction de l'orchestre, cédant la place, en 1995, au chanteur et guitariste Germán Pedro Ibáñez, membre, depuis 1964, de cette même formation. Ibáñez avait appartenu, auparavant, à d'autres groupes de son dont El Caribe, Ases del 48 et un trio également constitué de lui et des chanteurs Hilda Santana et Nene Enrizo.

Formation actuelle

Le Septeto Habanero actuel consiste en réalité en huit musiciens, mais il conserve l'instrumentation traditionnelle du septeto. Outre Ibáñez, il se compose d'un tres (Felipe Ferrer Caraballo), d'un bongo (Ricardo Vidal Ferro Vicente), d'une contrebasse (Faustino Sanchez Illa, d'une trompette (Servando Arango Garcia) et de trois chanteurs: Gonzalo Emilio Moret López (qui joue du güiro), Digno Marcelino Perez Martínez (également aux maracas), et José A. Pérez Arregoitias (qui joue des claves, ces baguettes de bois percutées typique du son).

Le son est le plus sublime, périr devrait celui qui ne l'estime

Groupe Septeto HabaneroSepteto Habanero fut le premier groupe cubain a enregistrer pour le label Lusafrica en 1998 - cet album “Orgullo de los soneros” a obtenu un très bon accueil médiatique et a permis au groupe de se positionner comme l’un des orchestres cubains parmi les plus demandés, dans les festivals européens.
En mars 2000, parait leur deuxième disque enregistré pour Lusafrica, un album qui marque également le 80ème anniversaire du groupe.

Ignacio Piñeiro

Il n'est guère difficile, en fermant les yeux, de retrouver, avec ce nouveau disque du Septeto Habanero, l'ambiance chaleureuse et colorée de Cuba, Et, comme l'affirmait jadis Ignacio Piñeiro, le grand poète du son: "Le son est le plus sublime, périr devrait celui qui ne l'estime."
LUSAFRICA

CUBA FELIZ. DOCUMENTAL DE MÚSICA CUBANA


Discographie Septeto Habanero

  • Albums disponibles chez Lusafrica: « Orgullo de los soneros » - « Celebrando sus 80 años »
    Titres : Elena La Cumbanchera - El Tomatero - De mi cubita es el mango - Voy A La Calle Vapor - La chambelona

Casa de la trova

Un véritable lieu de vie

casa de la trovaLa Casa de la Trova devient alors le véritable lieu de vie des musiciens santiagueros. Les trovadores y font connaître leurs compositions, leurs capacités à interpréter celles-ci ou les oeuvres de leurs pairs. Ces rassemblements permettent également la sauvegarde des traditions. Ce qui s’envolait auparavant aux coins des places de la ville se fixe et constitue un patrimoine que chacun préserve.

Tradition de la musique populaire

Sur le modèle proposé par Santiago s’est créée dans la plupart des villes de l’île une Casa de la Trova où, sans faire abstraction de l’évolution musicale, la tradition de la musique populaire cubaine est préservée.

A Découvrir

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