 |
 Quand les Espagnols arrivèrent sur l'île de Cuba, ils furent surpris de voir les Indiens aspirer de la fumée blanchâtre par le nez : ils plaçaient la feuille sèche du tabac (cohiba) dans des bâtonnets de bois creux en forme de Y et la brûlaient. ils roulaient aussi les feuilles, les allumaient en aspirant la fumée par la bouche, de la même manière que l'on fume le havane aujourd'hui.
 1965 : la dernière apparition publique du commandant Guevara date du 14 mars. Le monde entier s'interroge sur la disparition du Che. Il a en fait choisi le Congo pour tenter d'allumer un nouveau foyer révolutionnaire. Un groupe de soldats, tous noirs, est rassemblé dans une caserne de Pinar del Rio. De celui qui sera le chef de l'expédition, on ne leur montre tout d'abord qu'une photo. Nous nous demandions qui était cet homme si élégant, rasé de près... Il fumait un des fameux cigares de Fidel. A l'époque on ne l'appelait pas encore Cohiba..., raconte Harry Villegas, un des anciens guérilleros, aujourd'hui général.
Fumeur impénitent de Havanes, le président Américain John Kennedy s'était fait acheter 2.000 cigares cubains avant de signer, en février 1962, le décret instaurant l'embargo sur le commerce avec l'île communiste. Si l'on en juge par l'importance de la réserve, le président américain pariait sur quelques mois à peine avant la chute du régime castriste. Les réserves des initiés les plus prévoyants n'ont pas pu résister à près de 40 ans d'abstinence forcée. Celle-ci pousse même parfois des actes désespérés: quelques audacieux qui avaient importés clandestinement des cigares cubains ont récemment échappé de peu aux gelées Américaines. |
 |