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REPORTAGES A CUBA

Les recettes de Fidel Castro

Fidel avec les femmes...

Recettes de Fidel Castro
Les recettes de Fidel Castro - 3

Fidel lie la cuisine aux femmes. Il l'associe à sa mère dont il garde un meilleur souvenir que de son père, bien qu'elle ait protesté vivement lors de la confiscation des domaines agricoles. La vieille Maria Mediadora déclara que nul ne lui arracherait ses terres, pas même son fils Fidel, et elle prit un fusil. Il fallut envoyer Ramon, le frère aîné, pour la convaincre de rendre son arme.
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Cette relation femmes-cuisine vient aussi de son ardeur à cuisiner pour toutes les femmes ayant fait de lui un atlante de l'histoire. La première à avoir constaté que son mari pensait savoir cuisiner fut Mirta Diaz Balart. Belle comme toutes celles que Fidel a aimées. Elle appartenait à une famille de la province d'Oriente, grands propriétaires de droite liés au dictateur Batista - un frère de Mirta, Rafael, condisciple de Fidel à l'université, obtint un très haut poste au sein du ministère de l'intérieur, et plus tard écrivit un libellé intitulé Vive Fulgencio Batista !.

Castro et  Emingway
Castro & Ernest Emingway
Auprès de Mirta et de Fidelito, son premier fils, Fidel apprit la dureté du quotidien : ne pas avoir d'argent pour payer le loyer ou les médicaments de l'enfant ; devoir accepter l'aide des amis.

Il apprit aussi à exercer des métiers douteux, comme agent chargé d'encaisser les impayés ou vendeur de poulets frits sur la terrasse de son appartement de La Havane. Ils avaient passé leur lune de miel à New York, et c'est là, en octobre 1948, que Fidel acheta Le Capital et ses premiers livres de Marx et Engels.


Mirta devint aussi activiste que son mari. Lorsque celui-ci fut arrêté à Santiago, après l'attaque contre la caserne la Moncada, le 26 juillet 1953, et incarcéré à l'île des Pins, il lui adressa une liste de livres qu'il souhaitait lire.

Fidel écrivait aussi à Natalia Revuelta, qui avait vendu tous les bijoux de sa famille et ceux offerts par son mari pour aider à financer l'attaque contre Moncada. Elle essayait de cesser d'être une bourgeoise, voulait devenir une " femme nouvelle ", militante communiste exemplaire, à l'épreuve de tout, comme l'héroïne de L'Arbre de la vie, le roman de Lisandro Otero.

Elle faisait tout pour que Fidel reste le plus possible chez elle et dans sa vie, sous le regard critique, tendre et légèrement hystérique de leur fille commune, Alina. Les meilleures visites de Fidel chez Natalia, selon Alina, c'était quand il arrivait les bras chargés de victuailles inaccessibles avec la carte de rationnement. Parfois, il apportait aussi des produits comme des graines de potiron, multipliant les conseils pour les préparer : " Alina, les graines de potiron se préparent dans une marmite en fer, préalablement enduite d'huile, comme pour torréfier du café ; on les fait griller à petit feu jusqu'à ce que l'écorce se détache presque seule."

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