Le son montuno était un simple refrain (quatre mesures) - chanté par les montunos, paysans de l'est montagneux (Oriente) de l'île. Incorporé au son, c'était l'occasion parfaite pour des improvisations vocales (soneos) chantés par un sonero et suivi d'improvisations instrumentales, tres et trompette. Arsenio à également mélangé beaucoup d'éléments d'origine africaine, rythmique et textes, qui donna naissance au genre " Afro son " et il resta dans la ligne du son guaguancó, - une forme de rumba jouée seulement avec la percussion et les voix. Ces innovations ont été une révolution dans la musique cubaine.


Leur premier succès eu lieu en 1943 avec la version "La Yuca de Catalina" édité par RCA-Victor. Le pianiste du moment était le jeune Rubén Gonzalez qui était avec Arsenio Rodriguez de 1942 à 1944.

L'arrivée dans le groupe du pianiste Luís Martínez Griñán (Lili Martínez) en 1946 qui devait être déterminante. Lili Martínez est un des trois pianistes avec Rubén Gonzalez et Peruchín qui a créé un son moderne au piano. Lili ne supportait plus son travail de serveur dans sa ville natale de Guantanamo quand un télégramme arrive de La Havane l'informant qu'arsenio voulu qu'il se joigne à son groupe. Personne ne sait comment Arsenio avait entendu parler de Lili, mais son intuition légendaire dans le choix des musiciens, même parfois sans audition avait fait ses preuves. Lili c'est intégré rapidement au groupe restant avec le conjunto, sous Arsenio puis avec Chappottín, jusqu'à ce qu'il se retire dans les années 1970.

Le conjunto d'Arsenio de cette période était probablement le plus doué pour jouer de la musique cubaine. Le groupe était très populaire parmi le public noir et ils n'ont pas été très demandés par les blancs pour jouer les week-end dans les casinos et les night-clubs, en partie parce qu'il y avait un problème racial, mais aussi parce que les blancs ne savaient pas danser sur les rythmes d'influence africaine qu'arsenio inventait. Et le seul endroit ou pouvait jouer Arsenio, c'était chaque dimanche après-midi, dans les jardins de "La tropical".

Le groupe en 1946, Felíx Chappottín, Alfredo "chocolate" Armenteros, Carmelo Alvarez, trompettes ; Arsenio Rodríguez, tres ; Lili Martínez, piano ; Carlos Ramírez, guitare et deuxième voix ; Lázaro Prieto, basse ; Félix "chocolate" Alfonso, tumbadora (Conga) ; Antolín Suárez "papa Kila", bongo ; Aviron de René, vocal. Chocolate Armenteros n'est pas resté longtemps avec Arsenio Rodriguez.
Trompettes pour les enregistrements de 1948 : Rafaël Corbacho, Félix Chappottín et Rubén Calzado.

Il y a deux albums du label Tumbao consacrés exclusivement à cette période du conjunto d'Arsenio : Montuneando. Plusieurs de ses compositions telles que "Tu Reloj et Dame Un Cachito Pa 'Huele , chansons sexuellement explicites D'autres célèbrent les banlieues noires de La Havane : Juventud Amaliana, consacré à la banlieue d'Amalia, Juventud de Cayo Hueso, consacré à la banlieue de Cayo Hueso, La Llave de Belen, Le Toca Ahora, de Belen (Bethlehem) et d'EL Cerro Tiene (le EL Cerro a la clé), un calembour sur la banlieue d' EL Cerro (la serrure). Cangrejo Fue un Estudiar (le crabe est allé à l'école) est une fable comique d'un crabe vantard qui va à l'école...

Le Boléro " La Vida Es Un Sueño " (la vie est un rêve), la composition la plus célèbre d'Arsenio. Les paroles déchirantes de ce boléro ont leur origine dans des événements concrets de la vie d'Arsenio.
En 1947 Arsenio fait son premier voyage à New York pour consulter un spécialiste éminent, le docteur Ramon Castroviejo, sur la possibilité de restaurer sa vue. Un matin de février, après l'examen, il a été dit qu'il ne retrouverait jamais la vue. Arsenio est revenu alors à son hôtel pour dormir. En se réveillant quelques heures plus tard il a appelé son frère Raúl et a dicté les paroles de cette chanson...

Dundunbanza, le deuxième album de Tumbao consacré exclusivement au conjunto d'Arsenio. Points culminants: le guaguancó de Luís Martinez 'No Me Llores Más et les trompettes du boléro "Tengo Que Olvidarte". (composition Jacinto Scull). Dundunbanza est un esprit mauvais qui a pris possession du chanteur.

1947 Pendant son voyage à New York Arsenio a participé aux enregistrements de Chano Pozo fait avec l'orchestre de Machito avec le label SMC de Gabriel Oller. Ils peuvent être entendus sur le disque de Chano Pozo et Arsenio Rodriguez : "Legendary Sessions", enregistrements faits à La Havane en 1948 et quelques medleys enregistrés à New York en 1953.

Dés 1948 les enregistrements Monte Adentro sont devenus des standards, mais d'autres réalisations se font ailleurs :" Tocoloro ", et " Yo No Engaño A Las Nenas ". Les quatre medleys de 1953 sont tout à fait fascinants et rendent Arsenio enthousiaste. On dit que le groupe n'est pas aussi fort que son conjunto de La Havane. René Hernandez fait un travail fantastique reprenant la place autrefois occupée par Lili Martínez, mais les trompettes, n'ont pas tout à fait le style et la force de Calzado, de Chappottín et de Corbacho...


le départ pour les Etats-Unis
Déçu par le manque d'opportunités à Cuba, Arsenio a décidé de partir pour les Etats-Unis. Des sources indiquent que ceci a eu lieu en 1950, d'autres au printemps 1952. Il est parti avec ses frères Quique et César, ainsi que son chanteur René Scull, et le joueur de basse Lázaro Prieto, le reste du groupe est resté à Cuba sous la direction du trompettiste Félix Chappottín.

Comme des milliers de Cubains, Arsenio est d'abord allé à Miami mais il a détesté cette ville en raison du racisme rencontré, préférant la zone sud du Bronx de New York, avec le voisinage animé de Portoricains.

Arsenio telegraphie à Chappottín lui indiquant qu'il pourrait changer le nom de son groupe, s'il le voulait parce qu'il avait décidé de rester aux Etats-Unis. Il ne savait pas s'il reviendrait un jour poser le pied sur le sol cubain.
Le nouveau conjunto est réorganisé ; René Hernandez : piano, Mario Cora : trompette et Candido Antomattei : voix.
La popularité d'Arsenio à New York ne sera jamais celle qu'il a connu à Cuba. Son arrivée a coïncidé avec l'arrivée du Mambo. Les trois grandes groupes latins du moment étaient ceux de Tito Puente, Tito Rodriguez et Machito, qui étaient fortement influencés par le jazz.

Arsenio a continué d'innover aux Etats-Unis. En 1957 il a réalisé "Sabroso" et "Caliente", en Avril 1957, six membres du conjunto, Arsenio et ses deux frères Quique and Caesar, ainsi que Saba Martínez réalisèrent " Palo Congo " (Blue Note). Palo Congo est une religion Afro-cubaine d'origine Congolaise, similaire à la religion du peuple Yoruba.
A la fin des années 1950, Arsenio réalise " Primitivo ". En 1962 Arsenio enregistre " Cumbanchando con Arsenio "(Fiesta en Harlem) de SMC.

En 1963 arrive Quindembo/AfroMagic, un album expérimental mélant les influences du jazz avec les éléments de la religion afro-cubaine. Sur cet album Arsenio remplace les trompette par deux saxophones. Arsenio appelle ce style "Quindembo"...
Le conjunto d'Arsenio modifie son style allant vers la pachanga et le boogaloo. Contre toute attente le groupe décline progressivement.

Durant les années soixante Arsenio réalisa deux nouveaux albums avec son conjunto " Arsenio Rodriguez y Su Conjunto, Vols. I and II", albums édités par Ansonia en 1993. Ces albums sont actuellement épuisés, mais il une réédittion a été réalisée par le label français Edenways.

Arsenio est apparu sur l'album " Patato y Totico ", réalisé par Verve en 1968. Sur ce disque est invité Israel "Cachao" Lopez pour la basse. Ce dernier album d'Arsenio Rodriguez est enregistré par Arsenio Dice, Arsenio Rodriguez est mort à Los Angeles en 1972.
laissant derrière lui quelques titres impérissables, "Fuego en el 23", "Bruca manigua", "Lo dicen todas"entre autres... Arsenio Rodriguez eu une forte influence sur la musique latine aux Etats-unis.

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