" Cuba est une fête "
La musique et la danse afro-cubaine


La "salsa cubaine" tient de la célèbre Arlésienne tout le monde en parle mais on ne l’entend jamais. Et pour cause, elle n’éxiste pas. Le terme de " Salsa " serait apparu pour la première fois dans les années vingt,
dans la chanson du Cubain Ignacio Pineiro " Echale salsita ".


Ce nom "Salsa", qui ne devrait désigner que le genre musical crée par les Portoricains de New York à la fin des années 60, servira de raccourci pour englober une foule de styles latinos-américains. Un Européen a toutes les chances de s’égarer avec tout les rythmes, chants et danses qui peuplent Cuba. Peu importe, l’univers magique de la musique afro-cubaine palpite de cette sensualité qui font, de toute façon, perdre la raison.

La naissance d’une musique " créole "
Il faut attendre le milieu du 19e siècle, pour que des rythmes originaux soient créés sur l’île. Si la musique aborigène ne semble avoir eu aucune influence, en revanche l’apport africain occupe une place capitale. D’une part, les esclaves s'adaptèrent rapidement aux instruments espagnols, les chants et les danses restent fortement ancrés dans leur culture.

Pendant longtemps le pays souffrira d’une pénurie chronique de musiciens professionnels blancs, la bourgeoisie créole préférant se consacrer à des professions plus " nobles ".
Les artistes noirs purent ainsi incorporer les rythmes africains de leurs cérémonies rituelles en conférant un plus grand sens de la percussion aux instruments européens ou en détournant leur outils quotidiens à des fins musicales.


Une mélodie européenne sur des rythmes africains
Plusieurs cultures ont fusionné dans un creuset où les musiques espagnoles et françaises se sont considérablement enrichies des polyrythmes, des syncopes et des contretemps africains.