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Porte-paroles
d'une jeunesse en désarroi, la Charanga Habanera reste
proche des aspirations des cubains.
Une quinzaine de musiciens,
pour un jeu de scène spectaculaire où domine une provocation sexuelle appuyée : la Charanga Habanera offre une salsa
agressive dans laquelle la subtilité musicale, parfois approximative, est palliée par une efficacité maximum.
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Le rentre-dedans des cuivres,
la puissance de la rythmique, un désir réussi de s'ancrer dans le quotidien de la jeunesse cubaine leur a assuré un
énorme succès dans leur île natale. Leur démarche d'enfants terribles fait penser aux bousculements du rock, et leur intégration
du rap séduit les jeunes Cubains - qui vivent le régime comme un étouffoir - dans leurs aspirations aux produits américains
et au mode de vie américain.
Les paroles des chansons sont dans le ton, et cette justesse dans leur manière de sentir
l'époque en font les porte-paroles d'une jeunesse en désarroi, sans présent et sans avenir, et qui se reconnaît en eux. A
ce titre, ils sont les dignes descendants de NG La Banda, qui ouvrait quelques brèches il y a quelques années.
En permanence sur la ligne rouge, ils sont à la fois courtisés par le pouvoir et en butte aux tracasseries
du régime, comme lors d'un concert dans le cadre du très officiel 14ème Festival Mondial de la Jeunesse à La Havane en août 1997,
et de l'affaire qui s'ensuivit.
A l'étranger, leur présence
scénique, leurs concerts torrides et très visuels laissent
en général sans voix un public non averti.
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En
Août 1998, le groupe implose : David Calzado (leader
et propriétaire du nom) et Michel Marquéz (l'un
des chanteurs) reforment une nouvelle Charanga Habanera
avec de nouveaux musiciens. Les autres partent de leur
côté, regroupés sous le nom de Charanga For Ever. |
LA CHARANGA FOREVER, (ex-
Charanga Habanera) a fait imploser le New Morning en janvier
2000. Le groupe recomposé comprend 10 caïds de La Charanga
Habanera et encore bien meilleur qu'auparavant, de l'avis
du public, suscite toujours un enthousiasme hors du commun
tant auprès des amateurs que des non initiés, stupéfaits par
la qualité d'un groupe à la fois différent, spectaculaire
et musicalement aussi explosif qu'excellent.
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Quatorze musiciens au look de mauvais garçons des
rues caribéennes ou new-yorkaises, pour un jeu de scène
spectaculaire servi par des chorégraphies incluant tout
l'orchestre, et qui ne dédaigne pas une certaine provocation
sexuelle; un nouveau style, plus moderne, plus urbain,
plus groovy, soutenu par une efficacité maximum des
arrangements, où s'enchainent sur le rythme de la "Timba"
(style cubain en vogue basé sur la Clave du Guaguanco)
une orgie de breaks mortels , de mambos de cuivres "locos"
et décadents, des "coros" (partie alternant
choeurs et improvisations solos) corrosifs pendant
lesquels les 3 chanteurs rivalisent de talent pour faire
décoller le public... |
| Ce
sont les autres membres du groupe qui font leur numéro
à tour de rôle, acteurs-nés,... un tel show a fait l'effet
d'une bombe dans le paysage musical cubain. |
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