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Sin Palabras
Le rapprochement des racines
cubaines avec l'avant garde électronique
A Cuba, la techno World dance
émerge doucement à la Havane
Un français, Jean-Claude Gué, lui fait pousser ses premiers
cris...
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Jean-Claude
Gué aidé par un percussionniste réputé de l'île, Eduardo
Lazaga, imagine des rapprochements entre les racines cubaines
et l'avant-garde des beats électroniques en créant Sin
Palabras (sans paroles).
Embrassant le métissage, ils marient les sons électroniques
de la techno, les percussions et les chants spirituels yorubas.
Ce cocktail 100% dansant explose depuis la sortie de leur
CD Orisha Dreams en 1998. Le chant yoruba est la langue
de la santeria, la religion apportée d'Afrique, mais comme
le dit Eduardo: " Il n'y a pas de message religieux dans
notre musique. La référence aux orishas (divinités de
la santéria) est d'ordre spirituel et culturel. " Sin
Palabras fait partie du CIDMUC (Centre
d'investigation et de développement de la musique cubaine).
Rencontre des racines cubaines
et des beats électroniques
Si le rap commence
à passionner une génération de jeunes Cubains - des
groupes comme Proyecto F, Estilo Fantastico ou Amenaza
(Groupe venu en France sous le nom d'Orishas)
- La techno n'en est encore qu'à ses balbutiements.
C'est un Français, Jean-Claude Gué, qui lui fait
pousser ici ses premiers cris. Il y a quelques années,
après avoir revendu la station de radio qu'il possèdait
à Lyon, cet ancien DJ est venu se ressourcer à La Havane.
Il y a constaté le décalage de la dance music
programmée dans les night-clubs locaux, regretté le
retrait des rythmiques de la salsa, découvert avec émerveillement
la puissance hypnotique des musiques de transe yorubas.
Aidé par un des percussionnistes réputés de I'île, Eduardo
Lazaga du groupe salsa-funk, la Charanga Habanera, il
a imaginé des rapprochements entre les racines cubaines
et l'avant-garde des beats électroniques pour les regrouper
sous le nom de Sin Palabras.
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A
Cuba, rien ne peut se faire sans l'accord des autorités. Jean-Claude
Gué a convaincu le Centre d'investigation et de développement
de musique cubaine de participer à son projet. Le studio
et le local de répétition de Sin Palabras deviennent ainsi
des lieux de formation. Avec l'un des seuls vrais DJ de La
Havane, Mandi, Jean-Claude Gué initie les volontaires
à l'art des platines et du sampling. Le succès est si encourageant
que des matinées techno ont lieu dans des petits clubs de
la ville. Le groupe devient aussi un pôle d'attraction pour
la scène culturelle alternative.
ANCESTRAL
ET FUTURISTE
Aprés une première tentative
décevante - l'album House of Drums -, Sin Palabras
publie en 1999 Orisha Dreams, fusion convaincante de
transes ancestrales et futuristes. Sur disque, la musique
du groupe peut parfois souffrir du décalage de moyens avec
la scène occidentale ; elle prend sa revanche sur scène avec
l'apport des percussions et des chants yorubas. Malgré les
tracas de l'administration, Jean-Claude Gué n'est pas près
de renoncer à son bonheur cubain. Il sait en revanche que
son avenir artistique passe par l'exportation. Le groupe a
tenté une première tournée en Europe et devrait renouveler
l'expérience avant de s'aventurer aux Etats-Unis.
En
écoute le disque "Orishas dreams"
Les
membres : Javier Marquez - Voix, percussions Jean-Claude
Gué - manager Eduardo Lazaga - Percussions Eva Maria Reyes
- Chants, Percussions Francisco Gutierez - Voix, Percussions
Fernando Javier Fernandez (DJ Mandy) - DJ
Visitez le site
http://www.sinpalabras.com
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