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Caliente! Une histoire du Latin Jazz
D'abord connu sous le nom de jazz créole, puis de rumba, de cubop ou de mambo, le latin jazz est né de la rencontre du jazz et des rythmes afro-cubains. Tous les grands musiciens du jazz, Armstrong, Jelly Roll Morton, Dizzy Gillespie ont adopté ces rythmes et les ont enrichis avec des compositions devenues classiques.
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A New York, au début des années 40, le trompettiste Mario Bauzá compose le fameux Tanga. Au même moment, à La Havane, des musiciens de jazz intoxiqués de bebop improvisent sur des rythmes cubains au cours de jam-sessions... Ainsi naît au grand jour cette musique qu'on appelle le Latin jazz et qui plonge ses racines dans les rythmes afro-antillais. Car Latin jazz est le nom contemporain d'un genre musical très ancien, au confluent des cultures africaines, caribéennes et européennes.
D'abord appelé jazz créole, puis rumba, cubop ou mambo, il explose dans les années 50, alors que les rythmes afro-cubains s'infiltrent dans le Rhythm and Blues et que le jazz incorpore la musique populaire des Caraïbes et de l'Amérique du Sud.
Cet ouvrage est un fabuleux voyage musical de la deuxième moitié du XIXème siècle à nos jours. Mario Bauzá, Chano Pozo, Dizzy Gillespie, Chico O'Farrill, Chucho Valdès, Paquito D'Rivera, Danilo Perez, Chichito Cabral, les frères Palmieri, Nueva Manteca : autant de légendes dont les portraits rythment cette histoire. Caliente est aujourd'hui l'ouvrage de référence sur le Latin jazz. |
La chanson cubaine
William Navarette (1902-1959) - Editions : L'Harmattan
William Navarrete. Né à Cuba en 1968. Essayiste, critique d'art et narrateur, il est diplômé en Histoire de l'Art de l'Université de La Havane. Collaborateur au Miami Herald et fondateur de l'Association du Centenaire de la République cubaine à Paris.
Voici réunis, commentés et traduits pour la première fois en français, de nombreux textes de chansons cubaines de la première moitié du XXe siècle. Un exceptionnel développement de la musique cubaine pendant cette période permet de découvrir l'histoire de Cuba et les habitudes de ses habitants à travers leurs chants. L'auteur nous propose un parcours dans lequel les faits quotidiens des cubains deviennent des paroles chantées pour engendrer l'une des musiques les plus originales au monde : celle de la plus grande île des Caraïbes.
Avant-propos A Cuba, on distingue deux domaines musicaux bien différenciés. D'une part, celui de la musique dite " classique " qui comprend tout ce qui a été conçu pour être joué dans les chapelles et choeurs des Eglises de l'île, plus un répertoire plutôt vaste de symphonies, opéras, opérettes et autres oeuvres destinés aux salles de concerts ou à un public restreint; d'autre part, le tout particulièrement savoureux domaine de la musique qu'on appelle " populaire ".
Populaire, parce qu'elle était à la portée de tous, parce qu'on y participait aisément sans appartenir à une élite précise, enfin, populaire aussi parce qu'elle vit le jour pendant et après un long processus de fusion de cultures venues d'Europe, d'Afrique et d'Asie dans lequel elles s'entremêlaient.
Clef du Golfe du Mexique, "Perle des Antilles", carrefour maritime de toutes les routes qui relaient le vieux Continent aux terres américaines, Cuba, s'est formée dans cet enchevêtrement de cultures que l'ethnologie cubaine, depuis son plus célèbre guide, Fernando Ortíz, définit à travers le concept de "transculturation".
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| Notre choix s'est porté sur la musique dite populaire de préférence à un autre domaine. La riche tradition musicale de l'île mène immanquablement à un vaste répertoire de rythmes chantés, donc à une création illimité de textes musicaux. De cette fécondité est né le besoin de ne citer que les morceaux qui s'accordent le mieux à nos sujets d'élection. La transcription d'un morceau à part entière ou bien d'un fragment est toujours en rapport avec l'intention de ne pas reprendre une idée déjà éclaircie. On a accordé aussi de l'importance aux chansons amplement diffusés qui n'ont jamais été traduites en langue française. |
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Un classement par thèmes s'avère pertinent. Cette classification n'exclut pas l'existence d'autres sujets moins souvent abordés qui ne rentrent pas dans le cadre de cette recherche. La consultation d'un matériel très abondant à rendu le choix ardu.
Afin de faciliter la compréhension des termes associés à la musique cubaine, on a décidé de ne pas traduire les styles et les instruments typiquement cubains. Ceux-ci apparaîtront toujours signalés en italique une premier fois, et distingués par un astérisque dans le cours du livre. On a fait en sorte que les sources essentielles puissent être consultées sans difficultés par les lecteurs. Bien évidement, on a évité la référence à du matériel discographique pratiquement épuisé dont les rares 45 tours dans un état qui empêche parfois l'édition. |
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