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NOTRE SELECTION LIVRES & MUSIQUES DE CUBA
Livres & Musiques de Cuba
Ritmo Cubano

Ritmo Cubano
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l'Univers du disque
Olivier Cossard - Helio Orovio - Editions La Mascara
Extraits
Cuba fut l'un des premiers pays d'Amérique du Sud a s'engager dans l'univers du disque. Depuis 1894, les premières chansons et guarachas enregistrées sur cylindres résonnaient sur les phonographes de marque Edison.
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Plus tard, la compagnie Victor va acheminer du matériel de gravure dans l'île afin d'enregistrer quelques-uns des nombreux talents locaux - solistes, musiciens, orchestres - de plusieurs villes du pays.
C'est en 1906 que la maison Humara s'engage dans la distribution des boites à musique mécaniques et des disques produits pour la Victor Talking Machine. Commence alors le flux des musiciens insulaires vers les États-Unis, principalement New-York et le New Jersey, ou ils se rendent pour enregistrer des musiques qui vont enrichir sensiblement le catalogue de la grande firme nord-américaine. En 1928, la Victor fusionne avec la Radio Corporation of America et apparaît alors le sigle RCA-Victor. Mais trois ans auparavant, un substantiel changement technique est intervenu :
La gravure par des moyens acoustiques a fait place a l'enregistrement et a la reproduction par des moyens électroniques. Beaucoup de musique cubaine est aussi gravée à cette époque par les compagnies Columbia, Decca, Odeon et Brunswick, en forte compétition avec l'empire Victor.
En 1935, la radio CMQ installe un studio d'enregistrement dans ses locaux et de nombreux artistes et orchestres cubains vont désormais y enregistrer leur répertoire.
En 1944, l'ingénieur Ramón Sabat crée la Panart,
première maison de disques entièrement cubaine. Simultanément, il fabrique des électrophones et installe dans tout le pays des juke-boxes qui diffusent en permanence dans tous les bars, cantines et restaurants la meilleure musique.
Selon le musicologue Cristóbal Díaz Ayala, C'est une vraie bagarre, mais Panart ouvre la voie : désormais il n'y a plus à attendre des mois entre la diffusion d'une chanson à la radio et sa disponibilité sur un support enregistre que l'on peut acheter. Chez Panart, Carlos Alas va enregistrer successivement le Conjunto Casino, la Sonora Matancera, l'orchestre Ideal, Olga Guillot, Dinorah Nápoles et le Trio América, devenu très populaire grâce a ses premiers disques, ainsi que de nombreux autres artistes favoris du grand public.
Les nouveaux noms vont se succéder et, de fil en aiguille, Panart réussira de nombreuses primeurs dans l'industrie discographique cubaine comme, en 1951, l'enregistrement du premier cha-cha-cha, La engañadora, par l'orchestre América...
Extrait du Livre Ritmo Cubano - Olivier Cossard, Helio Orovio |
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