 |
 |
| MUSIQUE CUBAINE - RYTHMES CUBAINS |
|
| Les rythmes cubains ont déja parcouru plusieurs générations... |
|
|
 |
|
En cinq siècles d'histoire, Cuba a digéré les civilisations les plus diverses pour atteindre une sorte d'universalité. L'assimilation des apports hispaniques, africains, français, chinois a donné naissance à une variété de combinaisons d'orchestres à l'influence encore considérable. |
La Rumba
La fameuse « rumba » naît vers 1875, après l'abolition de l'esclavage, chez les noirs de la Havane et de Matanzas. Elle est une forme de protestation face à une société qui les marginalise. On la danse dans les cours d'immeubles, accompagnée des vapeurs de rhum et de l'ambiance de fête. Extrêmement sensuelle, elle est ensuite stylisée par les blancs pour devenir une rumba de salon. Introduite dans les années 30 aux États Unis et en Europe, elle devient immédiatement populaire grâce son rythme gai et rapide.
|
Caractéristiques de la « rumba »,
c'est le déhanchement des danseurs. Le bassin bascule sur le côté lorsque le poids du corps passe d'un pied sur l'autre. Le mouvement du bassin ne doit pas être volontaire. Si les genoux et les hanches sont suffisamment détendus, le balancement se déclenche de lui même à chaque pas. Cette ondulation se propage jusqu'à la nuque, le long d'une colonne toujours fluide. Pour vous aider à conserver les genoux relâchés, faites de petits pas en posant les pieds bien à plat, proche du sol, sans pour autant les faire glisser. La « rumba » se danse sur place, avec quelques figures pour se déplacer. |
Le rythme de la « rumba » se compte en 4 temps. Le pas de base consiste à faire un pas sur chacun
des 3 premiers temps et une suspension sur le dernier temps. Il faut deux mesures pour faire un motif complet.
Pour augmenter vos chances de conserver votre partenaire, entraînez vous d'abord en musique à marquer le rythme et sentir le balancement du bassin. Debout, les pieds parallèles faiblement écartés, faites passer le poids du corps alternativement d'une jambe sur l'autre en laissant basculer le bassin du côté de la jambe d'appui et en fléchissant légèrement l'autre jambe. Ces balancements doivent être contrôlés et élastiques, ce qui n'empêche pas d'être relâché. |
La Tumba
Santiago danse encore le menuet
Tumba signifie en langue africaine "bantou" : tambour.
Elle est le mélange étonnant des métissages culturels afro-francais à Cuba, combinant une danse de menuet de Versailles sur les tambours du Vaudou Haïtien. Parmi les noms des groupes qui la composent : La "Pompadour", "La Lafayette", "La Fraternité.
|
Les "Batas" larges blouses au col ample, les jupes longues à "can-can", les volants,, les châles et les "madré", c'est à dire les madras, sont toujours de rigueur dans les costumes de la "Tumba francesca" Mais tissus et dentelles n'ont plus l'éclat et la richesse d'autrefois...
Le Cha-cha-cha
A la fin des années 40, la Havane, est le lieu de prédilection de riches américains. Bars, maisons closes, casinos et cabarets fleurissent. Ces derniers voient les plus grands orchestres combiner avec succès les rythmes du jazz américain et de la rumba cubaine. C'est ainsi qu'en 1953, naît le « Cha-cha-cha ». Les hanches relâchées permettent un balancement du bassin encore plus accentué que dans la rumba.
Le « Cha-cha-cha » se danse essentiellement sur place et les pieds à plat. Lorsque les partenaires se tiennent, leurs pas sont symétriques. Mais ils peuvent aussi évoluer librement en tournant et échangeant de place, comme un jeu de cache-cache ou de poursuite. Les bras suivent alors naturellement le mouvement de la danse; le buste aussi, mais avec une sensation de résistance.
Le rythme du « Cha-cha-cha » se compte en 4 temps, le troisième temps est divisé en deux battements. On fait un pas sur chaque battement : rapport au bas du corps, beaucoup plus dynamique.
|
La Conga
A Santiago de Cuba a lieu chaque année depuis l'époque de l'esclavage, le plus grand
carnaval de la Caraïbe.
Issu de la fête des rois, au cours desquelles les noirs étaient autorisés à défiler dans les rues, il s'illustre encore par ces processions de groupes appelées «comparsas» dansant au pas de la conga. Les tambours militaires ou africains se mélangent aux jantes des voitures, transformées à l'occasion en objet sonnant.
C'est au son de la trompette chinoise, venue de l'immigration, que s'ouvre le carnaval. Elle mène le cortège
dans les rues durant des heures, parfois jusqu'au petit matin. |
La Trova
Patriotique, Romantique, Bucolique, Sensuelle, Passionnelle. La « Trova » est issue du métissage de la tradition hispanique et de la créativité créole. |
Depuis la conquête espagnole au cours du XVeme siècle, de nombreuses familles, d'Andalousie, de Galice et des Canaries s'installent dans l'île et avec elles une culture musicale, dont la romance et le «zapateo». (claquement des pieds). |
| Au fil du temps, ces genres vont se créoliser pour devenir avec le «punto Guajiro» (chant de paysan blanc),
un support d'improvisation évoquant les événements quotidiens. Puisant dans l'abondante tradition orale, les chanteurs rivalisent en imagination et en controverse pour mériter leurs surnoms : le rossignol de Trinidad, le coq de Matanzas. Cette musique paysanne donnera naissance à la trova. Patriotique, romantique, sensuelle, passionnelle ou bucolique, elle conquiert toujours de nouveaux publics. Depuis près d'un siècle, les amateurs du genre à Cuba lui confèrent un véritable culte. |
Le Son
«Le son est ce qu'il y a de plus sublime pour distraire l'âme» Septeto National
Le son cubain naît d'influences multiples. Il s'inspire du danzon, issu de la contredanse française. Sa véritable source se situe dans l'orient cubain où vivent depuis le XVII ème siècle des familles paysannes d'origine hispanique. Enfin, il est marqué par les percussions africaines qui gagnent les quartiers. |
De son origine noire, il tire un rythme irrésistible qui fera son succès. Gais et impertinents, les chanteurs n'hésitent pas à improviser des paroles satiriques ou grivoises. Ils s'accompagnent d'instruments typiquement cubains, le tres, les bongos, les claves et une basse appelée tumbadera.
|
Lorsqu'en 1910, le son gagne la Havane, puis dans les années 30, les États-Unis, les groupes s'étoffent pour former les légendaires sexteto et septeto. Sous l'influence du jazz, trompette, piano et contrebasse viennent compléter les formations traditionnelles... |
Quand vous danserez la "Salsa", l'île de cuba sera devant vous et s'étalera sur la piste de danse, et après tant de nuits torrides à danser, il vous sera impossible d'oublier le goût de cette sauce... |
|