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Le Maître timbalero est resté sur le devant de
la scène pendant 50 ans avec cent-vingt disques enregistrés,
un mois avant son décès "El Rey" avait inauguré à l'Université
interaméricaine de Porto Rico, à San Juan, la "chaire de percussions
Tito Puente".
Il est né à Harlem en 1923
de parents d'origine portoricaine, la rue même ou Tito est
né porte maintenant le nom de "Tito Puente Way", dés son enfance,
il apprend à danser et la danse devient un axe majeur de sa
carrière musicale, " Sans la danse, pas de musique, et sans
la danse, la musique ne peut être populaire".
Très tôt, il s'est mis à penser comme un danseur et non comme un musicien. |
À l'âge de dix-neuf ans,
avant de faire son service militaire dans la marine où
il étudie le saxophone, il collabore avec le pianiste
José Curbelo et les orchestres de Johnny Rodríguez, de Anselmo
Sacasas, de Noro Morales et de "Machito". Il étudie
à la Juilliard School of Music.
En 1948, coïncide avec Joe Loco dans l'orchestre de
Pupi Campo. Compose l'un de ses thèmes les plus connus, Picadillo.
Appellera son premier ensemble The Picadilly Boys, et entamera
une relation professionnelle avec le trompettiste Jimmy Frisaura
devant durer plus de quarante ans. Depuis Abaniquito, premier
succès de son orchestre en 1949, sa musique voit la fusion
du jazz et du traditionnel. Depuis lors, change aussi pour
le vibraphone. Enregistre du jazz ( Take the 'A' Train, Cuban
Fantasy ) et des thèmes de Julio Gutiérrez, Chico O'Farrill,
"Cachao" et Gilberto Valdés, la crème des auteurs cubains
des années cinquante.
Au cours de la première
décennie, participent à l'orchestre des musiciens de
première classe, tels les trombones Eddie Bert et Kai
Winding ; les ténors Gustavo Más et "Tata" Palau; les
trompettistes Doc Severinsen et "Puchi" Boulong; le
flûtiste Alberto Socarrás, et le pianiste et arrangeur
Gil López. La formation verra défiler tout ce qui compte
et brille dans les percussions : "Chino" Pozo, Manny
Oquendo, Mongo Santamaría, Willie Bobo, "Patato" Valdés,
Cándido, José Mangual, Julito Collazo, Francisco Aguabella,
Johnny Pacheco, Willie Rodríguez et Ray Barretto.
Dans les années cinquante, entame une autre relation
étroite, devant durer de longues années, avec le célèbre
bassiste de "Machito", Bobby Rodríguez. Des vocalistes
comme Vicentico, Alfredito Valdés, Gil Monroig, Santos
Colón, "Vitín" Avilés, Yayo "El Indio", Bobby Capó,
Rolando Laserie, La Lupe et Celia Cruz, apporteront
leur considérable talent à l'orchestre. Ils seront pour
beaucoup dans sa côte, et même dans sa survie au temps
du rock et du boogaloo des années soixante, puis des
synthés dix ans plus tard. |
Puente commence une nouvelle
vie vers la fin des années soixante-dix, lorsqu'il rejoint
avec "Patato" le Latin Percussion Jazz Ensemble. Enregistre
deux disques, puis part en tournée en Europe et au Japon avec
le groupe. Constate un intérêt nouveau pour la musique instrumentale.
À partir des années quatre-vingts, tout en continuant d'enregistrer
avec des chanteurs comme Azuquita et La India, son énergie
se tourne vers le jazz.
Du LPJE, il adoptera le pianiste Jorge Dalto et le violoniste
Alfredo de la Fe. Lors de la maladie de Dalto et du départ
subit de De la Fe pour la Colombie, le timbalero entame une
autre collaboration durable avec le pianiste Sonny Bravo.
Les habitués de la nouvelle formation sont Mario Rivera, Piro
Rodríguez et les percussionnistes "Dandy" Rodríguez et José
Madera. Pour ses enregistrements pour la Concord Picante,
il comptera sur des invités de luxe, comme Maynard Ferguson,
Terry Gibbs, Phil Woods et George Shearing.
Que Puente soit une institution, peu en doutent au cours
des années 90. El cayuco, Ran Kan Kan, Oye
cómo va, Pa los rumberos figurent parmi ses morceaux les
plus écoutés. Les deux derniers sont des atouts-maîtres dans
le rock latino du guitariste Carlos Santana.
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Puente
fera date dans la rythmique afro-cubaine avec sa trilogie
de percussions : Puente in Percussion (1955),
Top Percussion (1957) et Tambó (1960).
En 1958, alors que "Machito" enregistre avec Herbie
Mann, le vibraphoniste élargit son domaine avec Woody
Herman, ainsi qu'avec Charlie Byrd. En 1992, antichambre
de sa septième décennie, Puente crée sa formation définitive,
les Golden Latin Jazz All-Stars, qui lui permettra des
échanges avec des piliers du jazz latino d'aujourd'hui,
tels Hilton Ruiz, Dave Valentin, Charlie Sepúlveda,
Andy González, Ignacio Berroa, Giovanni Hidalgo.
En
écoute le disque
"The Mambo Kings"
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En écoute le disque
"Doctor Feelgood"
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Parmi
les morceaux que le timbalero dédiera à ses références
musicales figurent Machito Forever (1987) et
Ode to Cachao (1989).
Même quand il intervient au vibraphone ou à la marimba,
tout dans sa musique, y compris les percussions, est
fait en fonction du swing. Tito Puente restera un
show man complet.
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En
écoute le disque
Party with Puente
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En écoute le disque
"MASTERPIECE
Obra maestra" |
Les
deux enfants du Barrio...
Bien que le son de Palmieri prédomine en raison du rôle
joué par le trompéttiste Piro Rodriguez, l'orchestre
à une réelle importance en mêlant deux styles de musique
latine, Tito Puente, décédé en juin 2000 restera un
de musiciens le plus influant de ces cinquante dernières
années. Son album 'Obra maestra' (RMM / DAM)
enregistré avec Eddie Palmieri et de nombreux invités
prestigieux sortit quelques semaines avant sa mort restera
donc sa dernière production musicale.
le titre "Finally" étant devenu "Masterpiece". dans
ce disque de Salsa, saupoudré de Jazz, deux thèmes écrits
par Palmieri inspirés par la culture Yoruba "Yambu
Pa, Inglaterra", et "Itutu Ache".
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