Omara Portuondo



l'enfance d'Omara Portuondo

Omara Portuondo magia negraOmara est née dans le quartier Centro Habana, le 29 octobre 1930. " J’ai grandi dans un tout petit appartement, au 708 de la rue Salud. La maison existe toujours. J’aurais aimé la récupérer quand mon père est mort en 1981, mais le gouvernement l’a rétribuée à une famille très unie.". Omara Portuondo parle avec tendresse de son enfance " pauvre mais heureuse ".
Sa mère était blanche, fille d’Espagnols. "Mon père a fait partie de la première équipe cubaine invitée à jouer aux Etats-Unis, souligne Omara avec fierté. mais il avait les chevilles fragiles et chaque fracture le privait de son salaire. Il est plusieurs fois arrivé que nous nous retrouvions sans un sou ".
Site officiel d' Omara & Chucho : omaraychucho

J’ai grandi dans un tout petit appartement, au 708 de la rue Salud. La maison existe toujours.

- Omara Portuondo

Débuts au Tropicana

Les premiers pas d’Omara sur scène

Cuarteto de la RosaIls furent le fruit du hasard. A quinze ans, elle accompagnait souvent sa soeur aînée Haydee au Tropicana où elle était danseuse. " C’était un cabaret très chic. Un jour, la maîtresse du ballet a renvoyé une danseuse qui ne faisait pas l’affaire. " C’était à deux jours de la première.

Cuarteto de la Rosa

Il y eu différents "Cuarteto de la Rosa" ils enregistrent à Cuba entre 1947 et 1950. Omara Portuondo en fait partie.
( suite...) Pourquoi ne pas prendre la petite soeur ? Elle savait danser et à force de regarder les répétition, elle connaissait la chorégraphie. " Pour moi, c’était hors de question, j’étais très timide et j’avais honte de montrer mes jambes ", se souvient Omara.
A la maison, sa mère lui fait la leçon : " Ils ont besoin de toi, tu ne peux pas te dérober. Fais-le pour moi. "
Tu verras, un jour tu représenteras ton pays dans le monde entier avec ton art. C’est ainsi que Omara Portuondo a débuté au Tropicana de La Havane, une scène où elle se produit régulièrement.

Novia del feeling

Omara Portuondo, la reine du FeelingUn peu plus tard, elle fait la connaissance d’un groupe de jeunes fous de musique américaine : Franck Emilio Flynn pianniste aveugle, Cesar Portillo de la Luz, José Antonio Mendez... la naissance du futur Grupo del feeling qui devait marquer profondément la musique cubaine. Au début, c’était juste une poignée d’amis qui se réunissait le week-end pour chanter en anglais des standards de jazz. Franck Emilio avait obtenu une émission sur Radio 1010, la station du Parti communiste. Pour la première fois le speaker présenta les membres et annonça " Miss Omara Brown, la fiancée du feeling ". Le nom anglo-saxon sera vite oublié, mais le surnom de Novia del feeling ne l’a jamais quittée. Même si les musiciens étaient bénévoles et que l’audience restait confidentielle, ils ont commencé à faire parler d’eux dans les milieux musicaux. Si bien que quand Elena Burke, qui chantait dans le quartette d’Orlando de la Rosa, s’est vu proposer un engagement au Mexique, elle a pensé à Omara pour la remplacer.

"J’ai donc intégré le Cuarteto, qui avait un certain succès à la fin des années 40, et je suis devenue chanteuse professionnelle. Je touchais un cachet et j’avais ma carte du syndicat des musiciens. Je suis restée dans le groupe quand Elena a repris sa place et nous sommes partis aux Etats-Unis ".

Dónde estabas tú?, Omara Portuondo

Cuarteto Las D’Aida

Cuarteto Las D’AidaLe succès vient peu à peu et ils finissent en tête d’affiche. L’aventure dure six mois. Une fois revenus à Cuba, la pianiste Aida Diestro accepte de s’occuper d’elles et c’est ainsi que naît en août 1952 le Cuarteto Las D’Aida, un groupe capital dans l’histoire de lanmusique cubaine. Omara y restera quinze ans. La réussite d’Aida Diestro fut de marier la sophistication du jazz vocal américain avec le répertoire afrocubain. " Nous chantions, nous dansions, nous avions une spontanéité qui séduisait le public et les arrangements vocaux d’Aida étaient très novateurs. Quand Nat King Cole s’est produit au Tropicana, nous faisions les choeurs sur scènes avec lui ".
Avec Las D’Aida, Omara Portuondo enregistre son premier album, pour la firme RCA-Victor. Un album solo suit en 1959 sur le label Gema.

Omara Portuondo  Gracias - © Tomás Miña

Duo cubano brésilien

Omara Portuondo & Maria Bethânia

Portuondo & Maria Bethânia Le disque s'ouvre avec 'Lacho', une émouvante berceuse en hommage à la divinité 'Yemaya', chantée par Omara accompagnée du cajon de Andrés Coayo. Maria Bethânia lui répond en écho avec 'Menino grande', une autre tendre berceuse...
Un disque de femme, de toutes les femmes. Filles, mères, grand-mères, amantes ou amoureuses. Omara enchaîne avec 'Nana para un suspiro' de Pedro Luis Ferrer (un des grands noms de la Nueva Trova), puis récite 'Poema LXIV' de Dulce María Loynaz en introduction à leur premier duo : 'Palabras/Palavras' double chanson à la gloire des mots... d'amour. Avec 'Tal vez', un son-salsa de Juan Formell (leader de Los Van Van), le duo s'anime et se réchauffe. Entrelacs de chants 'à la cubaine' pour commencer, suivi de Você, douce ballade cette fois 'à la brésilienne', où les deux voix alternent pour mieux s'entrecroiser ensuite. Moment de sincérité parfait suivi par deux profondes chansons d'amour blessé : 'Arrependimento' (solo de Bethânia) et 'Mil congojas' (solo de Omara).


Omara Portuondo & Maria Bethânia

Liens Omara Portuondo

Gracias - Omara Portuondo

Discographie Omara Portuondo

Omara et Chucho

Omara Portuondo et Chucho Valdés, deux des meilleurs ambassadeurs de la culture cubaine, se retrouvent sur scène treize ans après leur premier disque. Omara Portuondo et Chucho Valdés ont entamé cette année une grande tournée pour présenter leur dernier album : Omara & Chucho

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l'Album Omara et Chucho

Une déclaration d’amour à la musique et à la vie qui réunit les deux plus grands ambassadeurs de la musique cubaine, avec la complicité du trompettiste américain Wynton Marsalis. Omara & Chucho est un vrai dialogue entre deux géants, parsemé de clins d’œil à Gershwin, Beethoven et Rachmaninov. on y retrouve l’esprit de Billie Holiday.