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| Histoire de la Salsa aux US par DANIEL GENTON
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La Salsa dans les années 50
Les années 50, à NYC, le Jazz prend un virage définitif.
Dans son développement fulgurant, il s'était débarrassé d'une de ses principales fonctions initiales : faire danser.
Après plusieurs décennies prospères, les salons de danse encaissent mal le coup. De moins en moins de couples américains blancs s'y rendent pour danser
sur un vieux swing, un tango ou un fox-trot en perte de
souffle. Sur la 53ème et Broadway se trouvait le Palladium,
un immense club capable d'accueillir un millier de couples
sur sa piste de danse. Il subissait le même sort que les
autres théâtres de sa grandeur. Mais son promoteur, par
une heureuse intuition entrevoit une solution possible dans
la musique latine, nouveau moteur qui pourrait révolutionner
et relancer la vie nocturne de la ville.
A l'affiche Machito & Sus Afrocubans, dirigés par Mano Bauzà, seul orchestre
composé de latinos (et noirs!) à avoir réussi à se produire
auparavant avec prestige et aisance dans les milieux blancs
(juifs pour la plupart).
C'était en 1947, en pleine explosion du be-bop, date clé
qui a vu naitre une essentielle dynamique entre la musique
caribéenne et le jazz (Pozo-Gillespie) Complicité qui semble
toujours avoir existé, issue d'une histoire commune. Le
Palladium fait salle comble et se spécialise exclusivement
dans la promotion du nouveau phénomène.
Machito remporte
un immense succès et devient non seulement un facteur d'influences
important à NYC mais aussi La Havane. Pourtant, dans les
années SQ, le centre névralgique de la musique caribéenne
est encore à Cuba L'île vit bon gré, mal gré au rythme du
règne de Batista qui, indirectement, permettrait le développement
de nombreuses manifestations culturelles.
Les Charangas
(Orchesta Aragôn), le Mambo (Perez Prado) le cha cha cha,
le bolero, la Guaracha, le son étaient interprétés par des
artistes de premier ordre (Sonora Matancera, Arsenio Rodriguez,
Beni Moré, Miguelito Valdez, Chapotin, Israel Cachao Lôpez)
Ces années glorieuses d' innovation ont engendré des formes
de plus en plus élaborées reconnaissables toutes à leur
" sabor "cubain.
Le spectre cubain embrassait toutes les Caraibes (Puerto
Rico, Panama, Rép. Dominicaine, Colombie, Vénézuéla, Mexique..
et notamment lors des carnavals où il produisait l'enthousiasme
définitif parmi les danseurs. Cuba était le berceau et l'influence
majeure de la musique caribéenne. Toute manifestation sorte
de l'île se voyait postérieurement enrichie à NYC, à Caracas,
Puerto Rico, Panama.

Toutefois Cuba n'était en aucun cas le seul pays à posséder
des rythmes de valeur et d'intérêt dans la région, mais
l'île a réussi à réunir toutes les conditions nécessaires
pour devenir le centre musical des Caraïbes.
Dans les années
20, le Son fait l'effet d'une bombe à telle envergure que
déjà à partir des années 30, il est considéré légitimement
caribéen et non exclusivement cubain. Sa forme se pose ainsi
comme élément essentiel et fondateur de la musique caribéenne
du XXè siècle, (reléguant p. ex. la Cumbia colombienne au
folklore.
à suivre..
©2001, Daniel Genton
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