Buena Vista Social Club



Films et Dvd sur Cuba

Cinéma et musique cubaine

Wim Wenders

Buena Vista Social ClubBuena Vista Social Club de Wim Wenders,
avec dans leurs propres rôles Ry Cooder, Ibrahim Ferrer, Compay Segundo, Ruben Gonzalez, Omara Portuondo, et Eliades ochoa.

Une Belle Histoire

Il était une fois des musiciens cubains qui avaient connu leur heure de gloire, il y avait bien longtemps. Depuis ils étaient retombés dans l'anonymat, pour ne pas dire dans la misère. Le Buena Vista Social Club n'était plus et ses anciens musiciens flirtaient maintenant avec les 80 printemps. Peu nombreux étaient ceux qui pensaient pouvoir faire revivre un jour la magie.

Buena Vista Social Club

Le Buena Vista Social Club était un célèbre club de musique de la banlieue de La Havane, à Cuba, qui, dans les années 1940, réunissait les plus célèbres musiciens de musique cubaine.
Cinquante ans après sa fermeture, ce nom fut donné à ce projet, imaginé par Nick Gold de la maison de disque World Circuit et de Ry Cooder un guitariste américain, de réunir dans un même enregistrement des musiciens cubains « campesinos », soneros légendaires des années 1930, 40 et 50, des musiciens d'Afrique de l'Ouest. Coincés pour cause de visa à l'aéroport de Paris, les Africains ne pourront pas se rendre à Cuba, et finalement, l'enregistrement de l'album s'effectuera sans eux.

Reportage à Cuba

Ry Cooder

Mais Ry Cooder, un beau jour de 1998 décide de reprendre l'avion vers Cuba pour retrouver les membres du Buena Vista Social Club et les convaincre de reprendre leurs instruments. Dans sa quète, il est accompagné par le cinéaste Wim Wenders, décidé à immortaliser cette résurrection sous forme d'un reportage. Aidé par le compositeur Juan De Marcos González, leader du célèbre groupe cubain Sierra Maestra, Ry Cooder rassemble divers artistes aux studios Egrem, à Cuba.
15 jours pour enregistrer 3 albums : A toda Cuba le gusta des Afro-Cuban All-Stars, le premier album d’Ibrahim Ferrer, et l'album Buena Vista Social Club.

Compay SegundoL’album Buena Vista Social Club reçoit un Grammy en 1997 et remporte un succès mondial, et il a été choisi par le magazine Rolling Stone comme l'un des 500 plus grands albums de tous les temps.
Car il s'agit bien d'une résurrection. Ry Cooder devra aller rechercher ses musiciens oubliés. Mais pas l'ombre d'une once de tristesse ou de misérabilisme dans le film de Wenders. Ces vétérans de la musique cubaine ont gardés, malgré les épreuves de la vie, une énergie et une fraîcheur incroyable.

Buena Vista Social Club - Chan Chan

Buena Vista Social Club at Carnegie Hall

Buena Vista Social Club at Carnegie HallIls ont surtout au fond d'eux une profonde envie de faire partager leur musique. Une musique qui parle de chaleur, d'amour, de foi et d'amitié. Une musique qui évoque irrésistiblement le soleil écrasant et le parfum du tabac le soir, devant un verre de rhum. Leur parcours se terminera sur la scène du Carnegie Hall de New York, sous le regard bienveillant de la Statue de la Liberté qui sait sans doute mieux que personne que parfois, quand le talent est au rendez-vous, les contes de fées peuvent devenir réalité.


Buena Vista Social Club at Carnegie Hall

Buena Vista Social Club

A Découvrir

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Benda Bilili ! Le film

Renaud Barret et Florent de la Tullaye

Ricky a un rêve : faire de Staff Benda Bilili le meilleur orchestre du Congo Kinshasa. Roger, enfant des rues, désire plus que tout rejoindre ces stars du ghetto qui écument la ville sur des fauteuils roulants customisés façon Mad Max. Ensemble, il leur faut déjouer les pièges de la rue, rester unis, trouver dans la musique la force d'espérer. Pendant cinq ans, des premières répétitions à leur triomphe dans les festivals du monde entier, BENDA BILILI !, en français “au-delà des apparences” nous raconte ce rêve devenu réalité.

Direction musicale et artistique à Kinshasa Cubain Kabeya
Groupe Staff Benda Bilili : Léon “Ricky” Likabu, Roger Landu, Coco Ngambali Yakala, Theo “Coude” Nsituvuidi, Claude Kinunu Montana, Paulin “Cavalier” Kiara-Maigi, Djunana Tanga-Suele, Cubain Kabeya, Makembo Nzalé, Zadis Mbulu Nzungu, Waroma “Santu Papa” Abi-Ngoma, Kabanba Kabose Kasungo, Maria Barli Djongo. Long métrage documentaire de Renaud Barret et Florent de la Tullaye (2010).

Le film, l'histoire

Elle commence en 2004, dans les rues dévastées de Kinshasa. Dès le départ, Coco Yakala, chanteur et guitariste de l’orchestre, juché sur son tricycle customisé, annonce la couleur : “Un jour nous serons les handicapés les plus connus d’Afrique”. 5 ans plus tard, c’est le même Coco Yakala, arc-bouté sur sa guitare qui chante “Il n’est jamais trop tard dans la vie...”, devant le public ébahi d’un célèbre festival français. Le miracle a eu lieu, des outsiders absolus ont forcé le destin.
Notre chance, en tant que réalisateurs, est d’avoir pu filmer de l’intérieur, l’épopée chaotique d’un orchestre de la rue à la poursuite de son rêve. Le film raconte les portraits d’artistes hors du commun se débattant dans des conditions inimaginables. Ricky, Coco, Roger et Théo sont de véritables “forces de la nature” mues par une volonté sans faille. Cette volonté forcenée de réussir, ce refus d’abdiquer va permettre au groupe de garder le cap et de rester uni, au milieu de l’indescriptible chaos urbain. La narration s’appuie sur la relation fusionnelle qui unit le leader Ricky à un enfant des rues, Roger, véritable génie de la musique, qu’il recueille et forme pour la scène.