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PORTRAITS - STARS CUBAINES

Ibrahim Ferrer

Le septuagénaire au regard pailleté

Ibrahim Ferrer
Ibrahim Ferrer Ibrahim Ferrer, était appelé le septuagénaire au regard pailleté, prince du boléro le plus langoureusement glamour, et aux magistrales improvisations vocales. Il avait savouré son nouveau statut de star sans perdre de son humilité, il avait sorti "Buenos Hermanos", son deuxième album au charme décisif.

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Ibrahim Ferrer, les débuts...

Le chanteur cubain Ibrahim Ferrer voit le jour en 1927 à Santiago. C'est au début des années 50, qu'Ibrahim débute sa carrière musicale au sein du groupe Pacho Alonso. Multipliant les expériences, notamment avec les fameux Orquesta de Chepin ou encore Beny Moré, Ibrahim enregistre en 97 un premier album Toda Cuba Le Gusta, suivi du Buena Vista Social Club en 99, qui propulse l'artiste. Fort de ce succès, il enregistre la même année Buena Vista Social Club Presents Ibrahim Ferrer.

A l’entrée de sa petite maison du quartier populaire Municipio Plaza, face à un entrepôt de cigares. Il se souvient des divers métiers qu’il a exercés : maçon, docker, menuisier, ( il avait participé à la construction du barrage de la baie de la Havane ), tout en caressant avec une affection sans bornes ses bébés chiens "mes nouveaux enfants ", dit-il lui qui a eu huit fils et trois filles ! Quand il évoque sa mère décédée lorsqu’il avait 12 ans, il se laisse aller à l’émotion.
Ibrahim Ferrer Il avait gardé sur lui le bâton d’ébène sculpté qui lui appartenait. et lui avait dédié un autel avec dentelles et statuettes en bois, comme c’est la coutume chez les adeptes de la santeria, ce mixage d’animisme africain et de religion catholique.

Le doux Ibrahim Ferrer qui avait longtemps accompagné des stars de la musique cubaine comme Chepin, Pacho Alonso et Beny Moré ne s’est jamais senti l’âme d’un leader.

" Je n’aime ni donner des ordres ni gronder les gens ou les critiquer, je déteste dire non à ceux que j’aime ", se justifiait-t-il. Pourtant, il avait enregistrer un premier album sous son nom (qui va des boléros des années 40 aux trémolos kitsch des sixties ) grâce à Nick Gold, Juan de Marcos Gonzales et  Ry Cooder.
Un trio à qui l’on doit non seulement l’album à succès du Buena Vista Social Club, mais également ( avec plus ou moins les mêmes musiciens ) ceux des Afro Cuban All Stars et de Ruben Gonzalez, trois superbes CD enregistrés à la suite, en deux semaines, au rythme de douze à treize heures de studio par jour.